Note sur vingt-deux opérations du goitre / par Jaques-Louis Reverdin et Auguste Reverdin.
- Reverdin, Jaques-Louis, 1842-1929.
- Date:
- 1883
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Credit: Note sur vingt-deux opérations du goitre / par Jaques-Louis Reverdin et Auguste Reverdin. Source: Wellcome Collection.
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![lOG l/iirino csl oiicore un |)eii jilInimiMousc. pas ilo maux de reins, la* malade air.use une scnsiliilité an froid beaucoup plus ffrande qii’avanl, l’opération, mais très maiapièe en 1881 el 1882. elleesi moindre mainle- nanl ; il ressent vivement les cliangemenls de temps. AIMGîlXDK.E A i,’()hsi:hvation X Mme 27 ans. Extirpation totale d'un goitre en grande partie kjsli- <pie le î) noveml)re 1880. IjCs suites immédiates de l’opérâtion ont été assez l)onnes pour que la malade ait pu rentrer à son domicile le 8”fi 'jour; nous avons à noter comme circonstance spéciale qu’il y a eu de la tendance au refroidisse- ment. que dès le soir de l’opération, F., s’est plainte de douleurs dans le côté droit du thorax ; la dysphagie a été très modérée, il n’y a pas eu d’apimnie, mais la voix s’enrouait facilement au moment des repas; la plaie réunie, les trajets des drains ont suppuré assez longtemps, et la cicalrisalion définitive s’est faite en 2(5 jours. llentrée chez elle, la malade a éprouvé au bout de peu de jours, de la faiblessi' générale, qui a amené à plusieurs reprises des demi-syncopes ; l’appétit ne lui manquait pas, mais une fois à table elle ne mangeait que peu ; elle avait dé l’étouffemeut, s’enrouait en tnaugeant el ressentait des ])oints dans le dos à droite. Cet éfat a persisté, à un degré moindre, pen- dant longtemps; j’ai eu l’occasion de revoir la malade à plusieurs reprises, et régulièrement depuis le mois de janvier 1881 où j’ai eu à la traiter |)Our une métrorrhagie. Des symptômes analogues à. ceux de l’anémie, non excessive du reste, étaient les seuls à noter; les forces revenaient len- tement lorsqu’une perte utérine, puis une grossesse vinrent apporter de nouvelles causes d’alfaiblissement. La malade a subi l’opération deux jours après la terminaison des règles, suivant mon conseil ; le lendemain on constata qu’elle perdait uu peu de sang; ce retour des règles fut du reste d’abondance modérée, et de courte durée ; la période suivante se trouva en retard de la jours au juoins, les règles vinrent encore une fois et furent suivies peu de jours après d’une métrorrhagie très abondante, avec caillots qui nécessita le tamponnement ; dès que l’on put faire un examen, je constatai une large, ulcération du museau de tanche, et une éversion très marquée des deux lèvres du col; le traitement par la cautérisation, les pansements avaient amené une grande amélioration lorsqu’une grossesse vint nous obliger è le cesser ; celle-ci suivit son cours normal et depuis lors les règles ont été régulières; il persiste cependant une ulcération. Pendant tout le temps (pie j’ai suivi la malade, je n’ai constaté, à aucun degré, le gonflemenl de la face et des mains qui m’ont frappé chez d’autres opérés, et (pii est trop caractéristique pour échapper à l’observation ; F. n’a rien constaté de panûl non plus, ni à la face, ni aux mains, mais les pieds ont été enlles pendant longtemps. Elle n’a pas remarqué de difTieullés dans h’S moine-](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b22362897_0110.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


