Note sur vingt-deux opérations du goitre / par Jaques-Louis Reverdin et Auguste Reverdin.
- Reverdin, Jaques-Louis, 1842-1929.
- Date:
- 1883
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Credit: Note sur vingt-deux opérations du goitre / par Jaques-Louis Reverdin et Auguste Reverdin. Source: Wellcome Collection.
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![» cette l)Oufiissiire a des caractères particiiliei-s; elle ne s’affaisse ])as sous le doigt et ])rend en quelque sorte en masse les tissus qui i)résentent une ))lus grande consistance qu’à, l’état normal; les i)aupières })araissent plus bouffies que le reste de la face et le sont restées i)lus longtemps; les traits paraissent é])aissis, élargis, moins mobiles; c’est ce qui donnait cotte ap])arencede dend-crétin à l’un de nos malades. En même temps que la face, les mains sont envahies j>ar la même bouffissure ; elles s’épaississent en quelque sorte, mais la pression du doigt n’y marque pas de dépression ni d’empreinte. C’est encore une cause do gêne dans les mouvements ; les doigts se ferment j)lus difficilement et ne peuvent se ))lier complète- ment dans la paume de la main ; dans l’Obs. YIII, cette distinc- tion a été bien établie par le malade. Les bras eux-mêmes et les jambes ont été une fois envahis par une tuméfaction diffuse, les i)ieds seuls sont restés indem- nes, les membres étaient devenus cylindriques (Obs. XIA’) ; chez l’autre malade (Obs. VIII), les pieds ont enflé, mais à une éj)0- que où l’albuminurie pouvait avoir sa part dans le phénomène. Enflii chez M™® F. (Obs. X), les pieds seuls ont été enflés. Un symptôme qui doit avoir avec le précédent un lien patho- génique, c’est la suppression de la transpiration, indiquée avec une grande précision par M. B. (Obs. XIV) ; la sueur n’a réap- paru qu’au bout de près de deux ans, à la suite de marches prolongées et répétées. Dans un autre cas (Obs. X) la peau est aussi très sèche et ce phénomène se serait produit, à ce que dit le malade, depuis son opération. Un fait curieux, et qui n’a peut-être pas grande valeur, vu qu’il est isolé, c’est une modification de la chevelure que pré- sente l’opéré VIII. Tandis qu’avant son opération et quelque temps après, ses cheveux étaient plats, coimue on peut le re- marquer dans sa photographie, depuis ils se sont mis à pousser droits, en brosse; cela nous avait frappé et le malade qui s’y connaît, en tant que coifl'eur, a pleinement confirmé notre obser- vation. Nous n’avons pas constaté d’autres troubles trophiques, mais nous ne les avons, il est vrai, pas recherchés. A part une facilité à s’enrouer, qui a été très fréquente chez ces opérés et chez quelques autres indemnes d’accidents géné- raux, à part des lésions survenues ultérieurement dans les som- mets de deux d’entre eux, le cas de pleurésie, celui de pneumonie survenus peu après l’opération, nous n’avons rien constaté du](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b22362897_0118.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


