Note sur vingt-deux opérations du goitre / par Jaques-Louis Reverdin et Auguste Reverdin.
- Reverdin, Jaques-Louis, 1842-1929.
- Date:
- 1883
Licence: Public Domain Mark
Credit: Note sur vingt-deux opérations du goitre / par Jaques-Louis Reverdin et Auguste Reverdin. Source: Wellcome Collection.
Provider: This material has been provided by The Royal College of Surgeons of England. The original may be consulted at The Royal College of Surgeons of England.
96/138 page 94
![il4 ce même phénomène, absence de suintement sanguin, chez un malade qui a succombé, à la suite de l’extirpation d’une tumeur ’ vasculaire de la cuisse, après avoir présenté cet ensemble de phénomènes que l’on décrit sous le nom de shok. Cette absence d’hémorragie postopératoire ne peut s’expliquer que par une contraction si)asmodique des vaisseaux; ce serait encore une preuve en faveur de l’irritation du sympathique et cela concorde parfaitement avec la pâleur et le refroidissement de la peau des. extrémités, ainsi qu’avec l’accélération extraordinaire du pouls et sa petitesse. La dyspnée intense que la même malade a présentée pourrait s’expliquer peut-être de la même façon, c’est-à-dire par l’irri- tation du sym])athique ; Arloing et Morel ont démontré expéri- mentalement que, lorsqu’on excite par l’électricité l’estomac ou le foie, on augmente la tension dans l’artère pulmonaire, fait qui est dû à la contraction des parois des petits vaisseaux ; ils ont montré aussi que la voie centripète du réflexe est certaine- ment le sympathique. Barié ‘ a tiré parti de ces faits expéri- • mentaux pour l’explication de certaines attaques de dys])iiée, d’accidents cardiopulmonaires consécutifs aux troubles gastro- hépathiques ; la description de ces attaques a des points de res- semblance frappante avec ce que nous avons observé chez notre malade. Remplaçons chez elle par le corps thyroïde l’estomac ou le foie, et l’explication pourrait s’y adapter; reste à démon- trer que ce qui est vrai pour les terminaisons sympathiques dans l’estomac est vrai pour celles de la thyroïde. Nous savons encore qu’il existe des cas d’asthme réflexe d’origine utérine ; dans un de ces cas nous avons deux fois pendant l’accès, ou l’imminence d’accès, vu se former à la paupière une tache d’is- chémie, avec ou sans boursouflure^ qui ne laisse pas de doutes sur l’existence d’un trouble des vasomoteurs ; le corps thyroïde irrité ne pourrait-il jouer le même rôle que les organes géni- taux ? De tout ce qui précède résulte que l’extirpation totale du corps thyroïde peut donner lieu à un ensemble de phénomènes, plus ou moins nombreux, susceptibles d’amener la mort de l’opéré, et qui s’expliquent pour nous par une irritation du grand sympathique. * Barié, Recherches cliniques sur les accidents cardiopulmonaires consécutifs aux troubles gastrohépatiques, Revue de Médecine, Paris 1383, n°’ 1 et 2.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b22362897_0098.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


