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Credit: Bacteriology. Source: Wellcome Collection.
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![Contribution a I’Etudo de la Tuberculose. PAR ]\I. r,E Professeur Metchmkoff, Paris. Tandis qne certaiiies especes de bacteries se defendent en produisaut ties toxines tres actives capables de tiier en tres pen de temjis rorganisine envahi, d’autre.s, luoiiis toxitpies, out pour moyen de defense des parois epaisses et resistantes. C’est tout a fait comme dans le monde des organismes plus coiupliques. Ainsi la cantbaride avec ses ailes et sa peau molles est protegee, par le poison qu’elle secrete, tandis que d’autres articules, coinuie le hoinard, se defendent par une carapace tres dure. Panui les bacteries, le bacille du tetanos se rattache au type des cantharides, le bacille de la tuberculose a celui du homard. Comme I’a demontre pour la premier fois M. Ehrlich, ce bacille possede une paroi epaisse grace a lacpielle il retient les couleurs avec une si remarquable energie. C’est grace a cette membrane que le bacille resiste si bien dans rorganisine animal qu’il finit par tuer surement les especes les plus insensibles a la loxine tuberculeuse, comme le cobaye et le cercopitheque. C’est pour la meme raison aussi que surviennent ces recidives intenses chez des lupiques, habitues par le traitement de Koch a des doses con- siderables de la toxine. Et pourtant rorganisine parvieut et meme assez souvent a se <lebarasser du bacille de la tuberculose et a la detruire dans son sein. Comment expliquer cette resistance, dont rhomine preseiite desexemples parfois si remarquables ? Dans le but d’eclaircir an pen cette question, j’ai entrepris depuis plusieurs aunees des recherches sur la resistance naturelle des animaux centre le bacille de Koch. Ke m’arretant point sur mes recherches anterieures sur ce sujet je veux attirer votre attention sur le cas d’un rongeur—d’une espece dc rat algerieii, appartenant au genre Meriones. Pendant ces deux dernieres annees je suis parvenu a I’elever afin d’clargir le cadre de nos animaux d’experiences, trop peu uombreux pour le moment. Le Meriones manife.ste une resistance tres marquee vis-a-vis du bacille de la tuberculose d’origine humaine, et cepeudant cet animal n’est point refractaire. Inocule avec une culture de ce bacille sous la peau de I’abdomen ou dans la chambre anterieure de I’ceil, notre rongeur, qui pese une centaine de grammes, se porte tres bien pendant des mois, malgre que les bacilles .se propagent du lieu de I’inoculation, envahissant d’abord les garglions voisins et se repandant ensuite dans les organes abdominaux et les poumons. Dans la plupart de ces organes le bacille rencontre une resistance qui pent etre poursuivie avec facilite. Cette reaction, dont I’efRcacite se manifeste dans I’absence de foyers caseeux et de necrose du tissu tuberculeux est evidemment due a Taction phagocy- taire des cellules geantes. Ces macrophages, apres avoir englobe les](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b28045440_0231.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)