De la paralysie musculaire pseudo-hypertrophique ou paralysie myo-sclérosique / par le dr Duchenne (de Boulogne).
- Duchenne, Guillaume-Benjamin Amand, de Boulogne, 1806-1875.
- Date:
- 1868
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Credit: De la paralysie musculaire pseudo-hypertrophique ou paralysie myo-sclérosique / par le dr Duchenne (de Boulogne). Source: Wellcome Collection.
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![bres et comme le squelette est bien en rapport avec lage du sujet, la peau est mince d'ailleurs, souple, et en aucun point on ne trouve de bourrelets graisseux ; c'est donc bien dans les masses musculaires seulement que Thypertrophie existe. «La contractilité électrique est certainement affaiblie, mais enfin elle persiste. Aucun trouble fonctionnel d'ailleurs; l'enfant se porte à merveille; son intelligence est certainement peu déve- loppée, mais ce n'est pas un idiot; il connaît ses lettres et sait parfaitement compter les sous qu'on lui donne et pour lesquels il a une passion violenle. « J'ajoute ce dernier déiail : qu'il pèse 34 kilog. » (1). Obs. XIII (recueillie dans ma clinique civile, en 1867).—Para- lysie pseudo-hyperirophigue; début à 6 ans, par l'affaiblissement des membres inférieurs; traitée dans la première période; guérison.—Marie Ruais, âgée de 6 ans et demi, demeurant boult3vard Poissonnière, n°10, née bien conformée, s'est bien portée dans sa première en- fance, bien qu'elle soit d'une constitution délicate. Elle a marché tardivement (vers l'âge de 2|ans); cependant elle était arrivée à remplir cette fonction assez bien ; on remarquait seulement qu'elle était moins agile que les autres enfants, surtout pour courir, et que ses membres étaient grêles. Son intelligence était précoce. Vers l'âge de 4 ans et demi à o ans (en avril 1866), elle a com- mencé à faire des chutes fréquentes, pendant] la marche qui devint de plus en plus fatigante, ainsi que la station; bientôt elle put à peine faire quelques pas; il fallait la porter et elle était incapable de monter une seule marche d'e.-^calier. Puis, on re- marqua que, pour se tenir debout, de même que pour marcher, elle écartait fortement ses jambes, et que, si on les lui faisait rapprocher, pendant la déambulation, elle était moins solide ou tombait; qu'en marchant elle se dandinait, ce qui n'avait pas eu lieu auparavant, et qu'elle se renversait en arrière. Un autre fait avait frappé la mère de cette enfant : c'est que, depuis ledébut (1) Il faut ajouter aussi que cet enfant n'a pas eu de fièvre, ni de douleurs, ni de troubles quelconques de la sensibilité dans le cours de sa maladie, et que ses fonctions générales se sont toujours bien accomplies. — J'exposerai les ré- sultats des recherches anatomo-pathologiques faites sur ce sujet, quand j'aurai à ('itudicr l'anatomo-pathologio de la paralysie pseudo-hypertrophique.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b22272306_0028.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


