De la paralysie musculaire pseudo-hypertrophique ou paralysie myo-sclérosique / par le dr Duchenne (de Boulogne).
- Duchenne, Guillaume-Benjamin Amand, de Boulogne, 1806-1875.
- Date:
- 1868
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Credit: De la paralysie musculaire pseudo-hypertrophique ou paralysie myo-sclérosique / par le dr Duchenne (de Boulogne). Source: Wellcome Collection.
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![— ;]i — baires, en opposition avec une autre espèce de lordose qui est oc- casionnée par la faiblesse relative des muscles de l'abdomen (voy. lîg 10), et que j'ai désignée sous le nom de lordose paraly- tique de'^s muscles abdominaux. - J'ai exposé ailleurs le mécanisme de ces deux attitudes différentes du tronc (1). IV. Êq mmsme. L'équin bilatéral e4 l'un des symptômes constants de la pa- ralysie pseudo-hypertrophique. Il n'apparaît pas dans les pre- miers temps de la maladie. Il est d'abord peu prononcé, puis il augmente, en général, progressivement et arrive lentement à un tel degré que le talon repose difficilement sur le sol, pendant la station. Alors il prend la forme de l'équin varus. Le pied se creuse par le fait de l'augmentation de la voûte plantaire, et les premières phalanges .sont placées dans une extension exagérée sur les têtes des métatarsiens, tandis que le> deux dernières sont infléchies; ce qui donne aux orteils la forme d'une griffe. Cette déformation du pied ressemble à celle que l'on observe dans l'é- quin produit par la coniracture ou la rétraction du triceps sural. Cet équinisme est-il pi'oduit par la contracture primitive du triceps sural ou par une rétraction musculaire consécutive à la prédominance d'action des extenseurs du pied sur les fléchis- seurs? On verra par la suite que la solution de cette question^n- téresse aussi le diagnostic différentiel de la paralysie pseudo- hypertrophique. Autrefois (en 1861) l'équinisine que l'on ob- serve dans la paralysie pseudo-hypertrophique me paraissait analogue à celui qui se développe dans l'enfanc e consécutive- ment à la méningite cérébrale ou cérébro-spinale. Je m'empresse de dire que je me suis trompé; après un examen plus attentif sur un plus grand nombre de sujets, je reconnais aujourd'hui qu'il est uniquement dû, dans la paralysie pseudo-hypertrophi- que, à la prédominance énorme d'action des extenseurs du pied sur les fléchisseurs. J'ai en effet constaté, dans ces cas, que l'ex- (i) LoC. cit., p. 716, no» 651 et 655,](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b22272306_0039.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


