Les anévrysmes peuvent-ils guérir spontanément? Par quels procédés? : thèse présentée et publiquement soutenue à la Faculté de médecine de Montpellier, le 20 août 1838 / par Brengues (Antoine).
- Brengues, Antoine.
- Date:
- 1838
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Credit: Les anévrysmes peuvent-ils guérir spontanément? Par quels procédés? : thèse présentée et publiquement soutenue à la Faculté de médecine de Montpellier, le 20 août 1838 / par Brengues (Antoine). Source: Wellcome Collection.
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![morale, situé un peu au-dessus du tendon du muscle triceps crural, où la ûuérlson de la maladie s^etait eirectuee par la rétraction de la tumeur. Dans ce cas, le vaisseau se trouvait obliléré, tant au-dessua qu'au-dessous de l’endroit où l’anévrysme avait pris naissance, juscju’aiix artéres]collatérales voisines ; et le sac était complètement rempli de couches de coagnlum solides et concentriques, qui s’é- tendaient en haut jusqu’à l’origine de l’artère profonde, et en bas juscpi’à la terminaison de l’artère ])0[)lilée. 2“ La guérison spontanée de l’anévrysme n’est pas toujours suivie de l’oblitération complète de l’artère et de sa conversion en un cordon fibreux. Il arrive, au contraire, dans cjnelques circonstances rares, qu’im dépôt de fibrine se dépose seulement sur la clrccn. férenee des parois de l’anévrysme , et que la tumeur conserve à son centre, un véritable canal pour le passage du sang. L’expérience démontre qu’un pareil phénomène ne peut guère s’opérer que dans des vaisseaux d’un gros cahbre , dans l’aorte, par exemple. C’est aussi ce cpii a fait regarder comme à peu-près Incurables les ané- vrysmes de cette artère. L’on s’expli([ue facilement le pronostic fâcheux que les chirurgiens portent, en général, sur l’anévrysme de l’aorte; si l’on considère, d’un côté , que la thérapeutique cblrur- gicale est Impuissante contre cette affection , et que d’un autre côté» la cure spontanée de la tumeur est une terminaison très-rare. L’observation suivante offre un exemple remarquable de celte terminaison heureuse. « Un homme robuste, âgé de 47 ans, mourut le i6 janvier 1812; quelques mois avant sa mort, il avait éprouvé une granie difficulté de respirer, et une forte toux; le pouls était fréquent, plein et irrégulier ; la déglutition difficile ; une vive douleur se faisait res- sentir aux vertèbres cervicales, en s’étendant le long du scapulum jusqu’à son angle inférieur ; et de plus , il y avait une sorte d’en- gourdissement dans le bras droit et dans la main du même côté, qui avait perdu toute espèce de sensibilité. Aussitôt après l’appa- rition de ces symptômes , on observa une tuEneur pulsative un peu](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b22363233_0017.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


