Notice des estampes exposées à la Bibliothèque Royale. Formant un aperçu historique des produits de la gravure, avec des recherches sur l'origine, l'accroissement et la disposition méthodique du Cabinet des estampes / par Duchesne aîné.
- Bibliothèque nationale (France). Cabinet des estampes
- Date:
- 1837
Licence: Public Domain Mark
Credit: Notice des estampes exposées à la Bibliothèque Royale. Formant un aperçu historique des produits de la gravure, avec des recherches sur l'origine, l'accroissement et la disposition méthodique du Cabinet des estampes / par Duchesne aîné. Source: Wellcome Collection.
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![voir, mais aussi le nom des personnages , et encore quelquefois la position qu’ils désiraient qu’on leur don- nât : il ne restait plus au peintre que te dessin, la cou- leur et l’expression pour faire valoir son talent. Voyez nos 49 et 550.Gette épreuve a été donnée par le graveur. 557. Sépulture cl’Atala. Epreuve avant la lettre. Atala, à demi enveloppée d’un linceul, est près de dis- paraître dé dessus la terre. Suivant l’expression de M. de Chateaubriand : « e]îe paraît enchantée par F Ange de la mélancolie et par le double sommeil de l’innocence et de la tombe. » Le père Aubry, animé par des sentimens religieux , la soutient par le liant du corps , tandis que Chactas, tenant ses jambes embrassées, sem- ble , au milieu de son extrême affliction, trouver en- core quelque adoucissement à retenir celle qu’il ne doit plus revoir que dans l’éternité. On doit savoir gré à M. Massard d’avoir mis entre les mains de tout le monde cette belle composition que l’on doit au talent de Girodet-Trioson. L’auteur du tableau a dû aussi être satisfait de ce qu’en le copiant le graveur a rendu si parfaitement les expressions, le clair-obscur et le sentiment exquis de ce tableau, qui parut au salon de 4808 et qui se voit maintenant au Musée. 538. Les Sabines séparant Jxomulus et Tatius. Epreuve avant la lettre. La guerre étant déclarée.entre les Romains et les Sa- hins, ces derniers s’étaient déjà rendus maîtres de la citadelle, et l’armée romaine avait fléchi. «Dans ce mo- ment, les Sabines, dont Feoièvement avait allumé la guerre, accourent les cheveux épars, leurs vêtemens en désordre. La peur, si naturelle aux femmes, cédant à l’excès de leur douleur, elles osent se jeter au milieu d’une grêle de traits, se mettent au travers des deux ar- mées, arrêtent les javelots, enchaînent la fureur : tantôt s’adressant à leurs pères, tantôt à leurs maris, elles les](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b2931947x_0201.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)
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