De la cataracte / par le Docteur Warlomont.
- Warlomont, Evariste W., 1820-1891
- Date:
- 1872
Licence: Public Domain Mark
Credit: De la cataracte / par le Docteur Warlomont. Source: Wellcome Collection.
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![grands plans de l'a sphère oculaire, d'où résulte pour elle une grande force de résis- tance à l'entre-bàillement, et dans celui de l'équateur du cristallin qui vient natu- rellement s'y présenter. [Ce temps de l'opération offre une certaine difficulté au moment où la pointe du couteau, cachée sous ïe limbe conjonctival, doit traverser, à un point bien i)iécis, la membrane scléroticale ; d'un autre côté, la section proprement dite, par un mouvement de scie, sous l'ampoule conjonctivale formée par l'issue de l'humeur aqueuse, souvent au milieu du sang fourni par la muqueuse, exige une certaine fermeté que donne seule une longue habitude. Ces difficultés disparaissent quand on fait l'incision au moyen du couteau larncéolaire d'A. Weber (de Darmstadt), Cet instrument n'offre pas une lame plane, comme les autres couteaux lancéo- laires, mais une lame à surface cylindrique telle, qu'en pénétrant dans la chambre antérieure, parallèlement au plan de l'iris et du limbe scléro-cornéal, chacun de ses points, dans ee mouvement, demeure sur la même droite parallèle à ee plan pendant toute la durée de la pénétration. Pour .; rintroduire, l'opérateur, placé derrière le malade pour l'un comme pour l'autre des deux yeux, fixant l'œil de la main gi'uche au moyen de la pince à dents, et tenant de la droite Finstrumenl à la façon des autres instruments lancéolaire* coudés, ponctionne la sclérotique, à un millimètre au-dessus de Textrémité supérieure du diamètre vertical de la cornée, et perpendiculairement à sa surface ; quand il sent que la pointe a pénétré- dans la chambre antérieure, il abaisse le manche de façon à mettre la lame en parallélisme avec l'iris, et la conduit sans hésitation vers le bas de la chambre antérieure, jusqu'à ce que la partie la plus large de la lame y soit entièrement enga- gée (f]g. 45) ; il n'y a plus alors qu'à retirer le couteau, lequel, vu le parallélisme des arêtes de son talon, a fait une section dont les dimensions sont parfaitement égales à l'intérieur et à l'exté- rienr. La largeur de la lame est de 10 à H miUimètres, selon l'étendue que l'on veut donner à l'incision. Celle-ci offre un canal oblique, de même que celle faite par le couteau linéaire, et propre, comme celle-ci, à résister efficacement à l'en- tre-bàillement ', elle a des dimensions mesurées à la largeur du couteau, et s'exé- cute sans donner lieu à la formation d'un lambeau conjonctival.] Divers accidents peuvent accompagner la pratique de l'incision au moyen du couteau linéaire. Si celui-ci n'est pas dirigé bien perpendiculairement au plan de l'iris, il peut ponctionner cette membrane et causer ainsi, dans la chambre antérieure, une hémorrhagie susceptible d'entraver l'opération; la marche du couteau doit donc être lente et bien surveillée. La contre-ponction doit, de même, s'exécuter avec grand soin, car c'est d'elle que dépend la longueur de l'm- cision : l'on ne doit pas hésiter à retirer le couteau, si, au moment où elle va traverser la sclérotique, on voit la pointe saillir trop en avant ou trop en arrière ; il est alors temps encore de rectifier la contre-ponction et il n'y faut pas manquer. 11 n'est pas rare, surtout quand l'incision est très-périphérique, que la pnice fixatrice appuie trop lortemeut sur le globe ou, enfin, que le malade est indocile](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21634804_0080.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)