De la cataracte / par le Docteur Warlomont.
- Warlomont, Evariste W., 1820-1891
- Date:
- 1872
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Credit: De la cataracte / par le Docteur Warlomont. Source: Wellcome Collection.
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![dans la plaie, on pialii[iu' une iriilectomio. Dans les (;irconsLaii(;os réf^iiliôres de l'opération, l'iris doit cire complètement respecte; 6» La guérison est, en général, très-rapidn, et ne laisse d'antre trace ((u'niie simple strie cnrviligne qui, après qnehpics mois, a jin'scpie cessé d'être visible, et se tronve d'aillenrs située liors du ciiamp de la pupille. Nous avons, depuis près de quatre ans, fait plusieurs fois, M. Lebrun et moi. tant sur des malades de notre clinique que dans notre pratique piivée, Vextrac- lion à petit lambeau viécUan, et nous en avons retiré de bons i-ésultals. De son côté, Critchett, après l'avoir vue pratiquer à l'Institut ophthalmique de Bruxelles, en septembre 187], l'a appliquée à Londres et déclare s'en être bien trouvé. Quand l'irisa été offensé pendant l'opération, on peut eu sectionner une partie, mais, dix-neuf fois sur vingt, au moins, la pupille reste intacte. L'opération est donc conservatrice. Apprécialio7i des différentes méthodes d'opérer la cataracte lenlicidaire. 4. Des diverses métbodes opératoires dites à l'aiguille, nue seule est restée eu possession de la fiveur du monde opbtlialmologique, c'est la discision. 2. \ 'abaissement et la réclinaison sont deux méthodes définitivement jugées et abandonnées, comme infidèles, insuffisantes et dangereuses. Si elles ont donné, et si elles donnent encore des succès à quelques praticiens résolus, en ce qui les re- garde, à mourir dans l'impénitence finale, ces succès ne sont, en général, qu'é- phémères, et ne peuvent, eu aucun cas, lutter, ni par la perfection, ni par la proportion, avec les résultats procurés par l'emploi des autrea méthodes. Ainsi, c'est faire la part large à la réclinaison ou à l'abaissement, que de leur concéder que la moitié de leurs succès immédiats persiste encore après deux années, et qu'une moitié seulement s'en est transformée en revers, après cette ceinte période. Nous aurions donc pu nous dispenser de nous étendre, comme nous l'avons fait dans cet article, sur la technique et les détails d'exécution de ces modes opéra- toires, qui ne devraient plus appartenir qu'à l'histoire. Nous savons malheureuse- ment que l'abandon n'en est pas aussi complet que nous le désirerions. Ceux qui la pratiquent encore trouveront ici des indications qui les éloigneront peut-être du sentier défectueux dans lequel ils se complaisent, ou qui écarteront au moins quel- ques pierres de leur chemin. 5. La discision par la cornée [kératonyxis) est une excellente opération. Elle convient à toutes les cataractes molles ou demi-molles des jeunes sujets et, en général, des personnes n'ayant pas dépassé l'âge de quarante ans. Sans vouloir en donner ici le conseil d'une laçon générale, nous estimons qu'une iridectomie étroite, pratiquée en haut, préalablement, ou lors de la première discision, écarte- rait la plus grande partie des dangers qui y sont attachés, et ne diminuerait que dans une tiès-faible proportion la somme des avantages du résultat final. Même pour les cataractes congénitales, la sécurité, procurée par cette adjonction, mérite qu'on s'y arrête. A. L'extraction est la vraie méthode d'opérer la cataracte. Si elle ne l'emporte pas sur les autres pour certains cas déterminés (catai acle congénitale, cataracte molle des adultes, etc.), oi'i la discision est plus particulièrement indiipiée, elle y suppléerait, sans trop d'infériorilé, par quehpi'un de ses procédés spéciaux (extraction linéaire simple, succioii, etc.), si la discision venait à devoir être délaissée. .Mais c'est surtout pniu' l'élimination dos cataractes dures que l'extraction estt l G](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21634804_0091.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)