Relation complète du 2e procès de Mme Lafarge. Accusation d'empoisonnement / [P. Detournelle].
- Detournelle, P.
- Date:
- 1840
Licence: Public Domain Mark
Credit: Relation complète du 2e procès de Mme Lafarge. Accusation d'empoisonnement / [P. Detournelle]. Source: Wellcome Collection.
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![— 4* — ’LriSerpeÜé sur le uom il* «e témoin, M. Sirey dit qui! s’appel/tl ■François Angelby , propriétaire, demeurant à Voutezac. AI. le président, sur la demande de M. Paillet qui, vu les conclu- * ions] en forme de M. l’avocat-générul, insiste sur l’audition de ce témoin , ordonne qu’il seia assigné. Le reste de l’audience est consacré à la constitution des experts, MM. Dubois père et lils, et Dupuytren , pharmaciens à Limoges, qui doivent procéder à la contre-expertise. Une nouvelle discussion sur le défaut de régularité dans la fer- melurendes vases renfermant les substances, s’élève devant la cour. Etat est dressé par le greffier de toutes les pièces, vases et ma- tières remises aux experts pour les examiner. On remarque parmi ce* matières plusieurs poudres qui n’ont pas été encore analysée* et no- tamment de la poudre de cantharides. M. le présidait. — Ces cantharides n’ont pas besoin d’ètrc analy- sées.... Me Paillet. — Les cantharides sont une matière vénéneuse par leur propriété|qu’ün connaît... Je demande qu’elles soient soumises aux experts. M. le président. — D’où viennent-elles? M. Paillet. — Elle ont été trouvées dans un tiroir fermant à secret et qui-bien certainement n’était pas celui de Marie Lafarge. Ce n’est probablement pas là une possession qu’on viendra imputer à tort à l’accusée. L’accusation ne voudra probablement pas s’en pré- valoir contre elle ; mais la défense aura à yous en parler. Les cantharides sont avec les autres substances remises aux ex- perts. L’audience est levée à six heures et demie. Séance du 5 septembre. La tribune est à moitié garnie de dames. On se presse moins dana le~parquet. La place réservée au public est à moitié vuide. L’audience est ouverte à ‘J heures moins un quart. Mme Lafarge est introduite. Elle s’appuie au bras du docteur Yentéjoul, son médecin. C’est toujours le même costume, lu même physionomie calme et triste, le même regard voilé et profond. M. le Président. —Reconnaissez-vous que les scellés apposés sur la caisse sont intacts? L’accusée : — Oui, monsieur le Président. Un huissier enlève les scellés et ouvre la caisse. M. le Président demande aux experts-chimistes s’ils peuvent faire leurs opérations à l’audience. M. Dubois, l’un des experts, répond qu’ils pourraient faire quelques vérifications à l’audience, mais que celles qui doivent avoir lieu sur les matières organiques ne peuvent être faites en séance, à cause de la putréfaction avancée de ces matières. En conséquence, il est décidé que les vérifications seront faites hors de la salle.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b29316479_0055.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


