Recherches sur la cataracte : thèse pour le doctorat en médecine, présentée et soutenue le 21 juin 1859 / par Bertrand Dubarry.
- Dubarry, Bertrand.
- Date:
- 1859
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Credit: Recherches sur la cataracte : thèse pour le doctorat en médecine, présentée et soutenue le 21 juin 1859 / par Bertrand Dubarry. Source: Wellcome Collection.
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![Un grand nombre d’observations m’ont permis de conclure que la coloration brune de cette membrane était de tout âqe, et l’indice de l’état sain; que son existence impliquait la perméabilité et les fonctions normales de son système circulatoire ; que de l'intégrité de la choroïde on pouvait se prononcer à l’avance sur l’absence de toute autre altéra- tion sénile de l’œil. Toutefois la cataracte plus ou moins prononcée, et par consé- quent l’atrophie choroïdienne, sont assez fréquentes à un âge très- avancé pour expliquer l’erreur des anatomistes. Entre tous les faits qui prouvent la corrélation entre les deux lé- sions, aucun ne me semble plus plausible c]ue la solidarité que l’on constate dans leur siège respectif. Dans la presque totalité de mes observations de cataracte incom- plète, j’avais pendant longtemps remarqué que le gérontoxon cris- tallinien occupait surtout le segment externe de la lentille, et que c’était la partie supérieure et interne qui restait libre en dernier lieu. L’explication m’échappait, lorsque l’étude de l’atrophie choroï- dienne vint m’en donner la raison. Je constatai bientôt que le plus souvent aussi l’atrophie de la membrane siégeait en dehors du point d’insertion du nerf optique. Pour confirmation de ce fait, je trouvai, dans les cas exceptionnels où la lésion choroïdienne occupait une place anomale au-dessus ou en dedans de la papille, que l’arc sénile subissait dans son siège un changement analogue. Quant à la prédilection de l’atrophie pour la portion externe et postérieure de la membrane, c’est la marche de la maladie qui la détermine ; car ici, comme dans la plupart des altérations vascu- laires des vieillards, suivant les belles recherches de M. Cazalis, la lésion procède des capillaires vers les troncs. Or, dans l’étude de la choroïde, il est un fait bien manifeste ; c’est le peu de trajet qu’ont à parcourir les veines situées en dedans de la papille pour arriver au confluent des rasa vorticosa, ceux-mêmes très-rapprochés ; c’est encore le nombre et le volume des troncs et des anastomoses dans cette même partie. En revanche, dans la portion externe de la cho-](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b22392166_0029.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)