Dictionnaire de médecine, de chirurgie, de pharmacie, des sciences accessoires et de l'art vétérinaire / de P.-H. Nysten.
- Robin Ch., 1821-1885.
- Date:
- 1855
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Credit: Dictionnaire de médecine, de chirurgie, de pharmacie, des sciences accessoires et de l'art vétérinaire / de P.-H. Nysten. Source: Wellcome Collection.
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![mil ut6 mince, dense, elastiqiie, niusculeuse, dans laqnollc, les fd)res n'ont aucune direction fixe. On rencontre ensuite una couclie plus cpaissc de fibres transver- sales, qui, reunies en diffcrcnts plans, imbriques ;i la maniere des muscles constricteurs du pharynx, so portent toutes en dehors, en convergeant vers les trom pes, les ligaments de I'ovaire, le ligament rend et les ligaments postcrieurs. Plus profondement se trouvent encore des fibres transversales ; mais les fibres longi- tudinales et obliques predominent, surtout au col; enfin, en haul, on voit le pretendu detrusor placenlw de Ruysch, sorte de disque musculaire auquel cet ana- lomiste supposait la fonction de decoller le placenta lors deraccouchement. Deux ordres A'arleres arrivent a I'uterus : les uterines, fournies par I'artere hypogas- trique, penetrenl dans sa substance par les ciites de son col; les ovariques, donnecs par I'aorte ou par les emulgentes, rampent dans le ligament large, se dis- tribuent en partie a I'ovaire, et arrivent ensuite au bord du corps meme de I'uterus : toutes, fortement serrees, hors de la gestation, au milieu du tissu qu'elles sillonnent, sont pliecs et replices un grand nombre de fois sur elles-mcmes. Les veines, distri- buees comme les arteres, presentent des dilatations connues sous le nom de sinus vtc'rins. Elles se rcndent dans la veine iliaque interne, d'une part, et, de I'autre, dans les veines ovariques. Lors de la grossesse , ces divers canaux, en partie deplisses et largement dilates, rampent entre les plans char- nus. Les nerfs de Tuterus viennent du plexus sacro et du systeme ganglionnaire, par les plexus renaux et bypogastriques : le col doit aux premiers I'exces de sensibilite donl il jouit; les seconds, destines a la sen- sibilite vegetative, sont repartis dans toute I'etendue du corps de I'organe. I>a malrice est maintenue dans sa position : I Par les ligaments targes (Fig. 477, fr/r), expansions membraneuses resultant de Padossement de deux feuillets du peritoine, et s'elendant des bords de cet organe aux cotes du petit bassin ; dans la divi- sion du ligament large dite aileron moyen, se trouvent comprises les trompes (dd) ayant une extremite libre et frangee qui est le pavilion (ee), et creusee d'un conduit qui arrive a I'angle de la cavite uterine. La trompe n'est point un prolongement du tissu de Pute- rus, mais un organe distinct qui en traverse de part en part la parol musculaire ; ellc a sa muqueuse pro- pre, line tunique propre constituoe par du tissu lami- neux et par des faisceatix un peu ecarles, presque tons longitudinaux, formes de fibrecellules qui ne sui- vent pas celles de I'uterus dans leur liypertrophie durant la grossesse. Un petit filament (/;/() s'etend du pavilion a Pextremite externe de I'ovaire. Celui- ci est embrasse dans le repli du ligament large ap- pelc aileron poste'rieur [f le represente avec sa forme, et /' le montre fendu pour faire voir les ve- sicules de de Graaf). De son extremite interne part le ligament de I'ovaire (gg) fibreux ct musculaire qui s'attache a I'angle correspondant de I'uterus , au-dessous ct un peu en arriere de la trompe. Dans Vaileron anterieur du ligament large se voit les cordons sus-puhiens ou ligaments ronds {ii) qui sont lamineux et musculaii es, naissent des bords lateraux de I'uterus, au-dessous et en avant des trompes, pour aller traverser le canal inguinal et se terminer dans le tissu cellulaire du mont do Venus, de Paine et des grandes levres. 2 Paries ligaments anterirnrs, petits replis formes par le feuillet du peritoine qui se refleclu'l UTR de la face posterieure dela vessie. 3 Par les llgamenls poKlerieurs, replis analogues formes par le feuillet qui vient de la face anterieure du rectum. — f'.hez les solipedes et chez les ruminants, ainsi que dans beaucoup d'aulres mammiferes, la matrice est divi- see en trois cavites : une moyenne, qui represente le col, et deux laterales, connues sous le nom de comes. Celles-ci s'ecartent progressivemcnt I'une de Pautre, et se contournent en dehors et en haut vers les regions lombaires ; elles ont une forme pyrami- dale, se recourbent sur elles-memes, et se lermi- nent chacune par une pointe arrondie, a laquelle sont attaches la trompe uterine et les ovaires. Cet or- gane constitue, hors le temps de la gestation, une ca- vite peu developpee, ii parois minces et blanches, formees cependant aussi d'une membrane screuse, d'un tissu propre et d'une membrane muqueuse. Ces parois presentent interieurement, dans les didactyles, de gros mamelons, appeles cotyledons (V. ce mot). L'uterus des I'emelles mullipares a un corps tres court, tandis que ses comes, fort tongues, ferment des in- flexions semblables a celles de I'intestin. Uterus irritable. Condition inflammatoire el ne- vralgique de I'uterus, dans laquelle il y a beaucoup de souffrances, surtout dans la station et la progression, ainsi qu'aux epoques menstruelles. La pression cause de la douleur, et I'orifice utcrin est tumefte. C'est une affection penible, fatigante, se prolongeant souvcut pendant des annees. Les moyens antiphlogistiques, les sangsues a Panus, les injections anodynes, la posture borizontale, sont les remedes principaux. Uterus mdle. V. Utrici'le prostatique. UTRICULAIRE, adj. [utricularis, all. schlauchfOr- mig, esp. utricular]. Qui a la forme d'une petite outre ; qui est compose d'utricules. Le nom de tixsu vtriculaire, applique au tissu des vegetaux forme l- ig. 4!). d'utricules (Fig. 479) proprement dits, c'esl-a-dirc de cellules d'egal diametre en tout sens a peu pres, et qui ne sont ni fibreuses, ni vasculaires, ni filamen- leuses, est preferable a celui de parenchyme des pinnies. Y. Celhile vegetate el Parenchyme. UTRICULARIACEES , IJTRICUI.ARIIMEES OU liTRICCLARIEES, s. f. pi. Famille de plantes dicoty- ledones niouopetales bypogynes; corolle et calice bilobes ; 2 elamines ; placenta central; embryon sans endosperme, dont un colyleilon manque qnelquefois. Ce sont des plantes aqualiques. UTRICHLE, s. m. \jitricnhts, all. Zelle, esp. ulri- f)((o]. Chacune des cellules du tissu cellulaire des ve- getaux. Rentlement du labyrinthe membraneux de I'oreille. — Utriculos meres poUiniques , ulricvles meres du pollen. Ce sont les ovules mdles des pha- nerogames. Ces utricules , par segmentation du contenu desquels se fnrment les grains du pollen.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21713807_1326.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)
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