Dictionnaire de médecine, de chirurgie, de pharmacie, des sciences accessoires et de l'art vétérinaire / de P.-H. Nysten.
- Robin Ch., 1821-1885.
- Date:
- 1855
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Credit: Dictionnaire de médecine, de chirurgie, de pharmacie, des sciences accessoires et de l'art vétérinaire / de P.-H. Nysten. Source: Wellcome Collection.
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![lout pai' cei taiiics glandes dos aiiimanx ot i]iif'li|ncfois lies vfgetaux (ortic, etc.) ; ils iloivcnt leurs pvoprietes principaleincnt a uiie substance organiquc natiirclleoii pi'iiicipe iminediat coaguluble et special, qui conserve toutes ses proprietes apres la dessiccalion ou apres la niorlde Tanimal, tant que la substance n'eslpas decom- posee. Ils agissent tant d'une maniere locale qu'en modifiant specifiquenieiit les substances oiganiques du sang. Les virus sont m\ otat pai ticulier d'altora- lion dessubstances organiques, liquides ou solides, qui existent normalement dans tout ctre vivant, ou qui, en provenant, se i cpandent dans les eauxou dans I'at- mosphere; ils agissenten tiansmcttant a d'autres etres un otai d'alteralion semblable ou tres analogue a celui dont ils sont le siege : de la des symiitomes Icnls ou rapides, et varies suivanl la nature de la lesion et sui- vant Tespcce de tissu ou d'bumeur qui est afTectee. r. Cholera, Gknkrales (maJadies) ct Inoculabl?:. VfcNOSiTE, s. f. [all. Venosit'U]. Surabondance dii sang dans les veines, plethore veineuse. VENT, s. m. [venttix, ais^oc, all. et angl. iVind, it. vento, esp. vienio]. Les pliysiciens appellent re its les courants d'air plus ou moins rapides occasionnes par leschangements qui surviennent dans la pesanteur spo- cilique et le ressort de ce fluide atmosplierique, sous I'inlluence de causes qui en deplacont une portion en agissant inegalement sur quelques points de ralmos- pliere. On explique la marche des vents, soil en ad- mettant une dilatation dans le point de ratinospliere d'ou part le courant, soil en supposant une condensa- tion dans le lieu vers lequel il se dirige. Cette der- niere liypotliese parait la plus probable, puisque c'est dans les contrees les plus meridionales que le vent du nord fait d'abord sentir son action. La vitesse du vent est tres variable. Les niariiis appellent rent frais, celui qui parcoui t environ 10 metres par seconde ; grand frais, le vent dc 14 metres; et Ires grand frais, celui de 20 metres. (Juand la vitesse atteint 23 ou 30 me- tres, on a ce que Ton nonime une lempete. Si elle s'61eve de 33 a 43 metres, il en resulte un ouragan. Dans ce cas, le ventfaita peu pres30lieuesa I'beurc. VENTS, s. m. pi. [flatus, tp'jrra.all. Wind, Bliihung, it. vento, esp. rienio]. Gaz accumules dans certains organes, en quantite plus grandeque dans I'etat nor- mal, ou produils accidentellement dans des parties qui n'en doivent pas contenir. Cette accumulation exces- sive ou ce developpemenl accidcnlel consiitue les affec- tions designees sous le nom de maladies renteuses ou de pneumatoses. VENTEUX, EUSE, adj. [all. bJiihend, angl. flatu- lent, it. et esp. rentoso]. Qui produit des vents , des flatuosites : aliments venteux ; ou bien qui esl produit par les vents : co'ique renteuse, maladies renteuscs. VESITILATEIIR, s. ni. [de i'en((7a/T, faire du vent; all. et angl. Veniilator, it. venlilalore, esp. venlila- dor]. Ce qui sert a donner du vent. On donnece nom ;'i diverses macliincs et a divers iirocedes employes pour renouveler Fair dans les endroits oil un trop long sejour pourrait lui faire acquerir des qualites nuisibles : par example, dans tons les lieux oil se trouvent reunis un grand nombre d'indivi<lus. Les cheminees font souvent I'oflice de ventilateurs , en rarefiant I'air des apparte- ments, et attirant par les ouvertures dos croisees et des portes I'air exterieur. VENTILATION, s. f. [de venlus, vent; all. Lufter- neuerung, angl. ventilation, it. ventHazione, esp. venUlacwn\. On entend par renlttatiim Toppration qui a pour objet d'enlrolenir la piuelc de fair dans une enceinte close {V. Air confine et Ciiaufface) et dc remedier aux dangers de I'air confine. Toute ventila- tion suppose une introduction d'air pur et une expul- sion incessante dc I'air vicie. Une ventilation qui no remplit pas cette double indication est nidle, ou pour le moins defectueuse. II est evident d'abord que Yair neuf doit ('Ire pur pour entretenir la sahibrite d'uu local ; d'autre part, si, dans une almospbere viciee, I'air expulsc etait de I'air pur, on comprend que la ventilation serait necessairement illusoire. Deux me- Ihodes principales sont aujourd'hui en presence : Tune dite rentitalion par aspiration , I'autre dite ventilation par pulsion ou par insufflation. Le premier procede consiste dans I'emploi d'une clicminee d'appel destinee a extraire I'air vicie, lequel se ti ouve remplace d'une maniere incessante, en liiver par de I'air citaud qui pcnelre dans I'interieur en vei tude sa legerete; en etc par de I'air froid, que Ton fait descendre par une masse de tulies parcourant un vasle cylindre rempli d'eau froide. C'est le systeme qui, depuis de\ix ans, fonctionne au palais de I'lnstitut. Le systeme dit par pulsion consiste a insuffler dc I'air cliaud en biver, froid en ele, au moyen de tarares que fait moiivoir une macbinc a vapeur ; I'air neuf insuflle force une quan- tite correspondantc d'air interieur a sortir. Ce dernier systeme n'est jusqu'ici qu'un projet; d'autre part il donne prise a plusieurs objections. Ainsi, en admet- tant meme une parito complete entre les deux me- thodes pour ce qui concerne I'air introduit, il est evi- dent que le systeme dit par aspiration, en chassant Fair le plus vicie, le plus froid en hiver et le plus chaud en ete, offre d'enormes avantages de salubiite et d'economie, qui semblenl incompatibles avec la rne- tbode par pulsion, laquelle ne possede auciui moyen de choisir I'air a expulser. Kous insisterons done sur les regies a suivre dans I'application de la nielliode par aspiration. Toule ventilation ayant pour but Andesin- fecter, de cliauffer ou de rcfrigerer {!'. Refuigera- tiun), il s'ensuit que les bourhcs d'e.rtraclion devront eire placees, dans le premier cas, le plus pres pos- sible du foyer d'infection ; en liiver, au nord, le plus pres du sol et des fenetres ; en ete, le plus pres du pla- fond et au sud. Quant aux touches d'introduction, elles seront placees le plus loin possible des orifices d'ex- traction : en biver, au niveau du sol; en ete, a envi- ron 2 metres de bauteur. En biver, I'air neuf aura ses prises exterieures au niidi; en ete, ces prises seront au nord. Dans cette derniere saison, on fera descendre I'air exterieur par des tubes traversantde baut en bas un cylindre rempli d'eau froide, tubes perces d'une foule de trous capillaires, donnant lieu a un suinte- ment d'eau froide, qui offi-e le double avanlago d'hu- mecter legerement I'air a son passage, et de retarder I'ecbaulTement de I'eau restant dans le cylindre. Les latrines seront ventilees au moyen de bouches d'ex.- iraction placees au-dessous du siege, disposition qui aura I'avautage d'appeler I'air des salles dans les latrines, au lieu d'exposer Fair de ces dernieres a etre appele dans les salles. Partout ou il existe un foyer, on s'appliquera a en utiliser le calorique perdu, soit dans un interet d'appel, soit dans un but de cbauffage. Enfin, I'extraction de Fair offrant des dilficultes spe- ciales en etc, a raison de I'elevalion de la temp6rature exterieure, des dispositions seront prises pour assu- rer, meme dans celte saison , un ample et suffisant renouvellemenf de Fair. La quantite d'air ;\ renouveler](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21713807_1342.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)
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