Dictionnaire de médecine, de chirurgie, de pharmacie, des sciences accessoires et de l'art vétérinaire / de P.-H. Nysten.
- Robin Ch., 1821-1885.
- Date:
- 1855
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Credit: Dictionnaire de médecine, de chirurgie, de pharmacie, des sciences accessoires et de l'art vétérinaire / de P.-H. Nysten. Source: Wellcome Collection.
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![VIK liaiis des eebaiililiuu? tie lait all^n- bh-u el jannt;. Le Vibrii linerAa se developpo dans loa* le^ liqnides voie d'alteration, sur le vivanl ou sur le cadavre. TIC-SCB-CEKE. Bourg a seize lienes de Clermont (rental), qui possede des eaux minerales chaudes. VICE, 5. m. [vitium, all. Fehler, ansl. fault, it. c/rio, esp. rici'jj. Defaot, imperfection.—Vice decon- formalion [all. Bi'.dungsfehlen. Mauyaise disposition d'une partie du corps. — Vices redhibitoires. 3Ialadies ou defauts qui donnent a I'acheteur le droit de recla- mer I'annulation de la vente d'un animal et de s'en faire restiiuer le pris. V. Timecp. tenigne. VICHT. Petite ville a qninze lienes de Monlins f AUier . oil se trouvent des eaux minerales salines, dont la temperature varie entre 33 ' et 45 centigr. VIDE, s. m. [vacuum, ri y.vfy,. all. da* Leere, an»l. void, it. nolo, esp. racio]. Espace dans lequel il n'y a aucune matiere resistante quelconqne. Avec nos meilleures machines, on ne pent faire le \ide que jusqu'a 2mniimetres. Le vide barometrique est le pins parfait qu'on puisse obtenir. VIDIEX. IE3i>E,adj. [de Viius Vidius, celebre ana- toraislc du xvi' siecle; all. vidianisch, angl. vidian, it. et esp. viiiano]. T. PteetgoIdio. TIE, s. f. [pi7a, ;iior, 'or, all. Leben, angl. life, it. vita, esp. vida]. On donne le nom de rie a la manifestation des proprietes i'. ce mot; inherentes et speciales a la substance organisee senlement. La plus generale d'entre elles est la nutrition, caracte- risee par le double mouvement de combinaison et de de'combinaison que pre^ente, d'une maniere continue et sens se delruire, toute substance organisee place'e dans des conditions ou mUieux convenables. II n'y a vie que la ou il y a organisation, mais il n'y a pas necessairement vie partout oii il y a organisation: il faut pour cola un ensemble de conditions exterieures a Tetre organise ■ T. MiUEC j. Tout etre qui presente nne or- ganisation, qnelque simple qu'ellesoit, est done d'une an moins des proprietes vitales, la pins simple d'abord, la nutrition. Partout oil il y a nutrition, il y a vie, c'est-a-dire manifesta'ion d'une an moins, on d'nn certain nombre des proprietes que ne presentent pas les corps bruts, savoir : nutrition, developpement, reproduction, et meme, chez certains etres, con- tractilite et innervation. C'est pour avoir eonsidere la vie independamment de la substance organisee, qui en est le siege, qu'on a pos<:' la question de savoir si la lie est nn principe ou im resultat; question mal posee, puisque la vie n'est ni I'nn ni Tautre. I.a vie n'est en effet que la manifestation de Tune on de I'en- semble des proprietes inherentes a la substance organi- see, et que ne possede pas la matiere bmte ; ces pro- prietespouvant du resteetre reduites a une, la nutrition, il en est resulte qu'on a donne qnelquefois la definition de la nutrition pour celle de la rie. Elle est inherente a la substance organisee plaeee dans certaines conditions de milieu, comme I'acidite ou Talcalinite sont inhe- rentes a I'acide sulfurique ou a certains orydes: mais elle n'est pas plus un princif-e que I'acidite et Yalcali- nile, autrefois admises comme principes distincts de la matiere brute, ne sont des principes. Die n'est pas pins un resultat quel'ai'cfl/ini/e', etc., n'est. dansl'am- moniaque. les oxydes, les alealoides, etc., un restillat susceptible d'etre deduit de leur composition. II y a coexistence de cette propriete et de cette composi- tion, comme coexistent la vie et la substance orga- nisee placee en certaines conditions de milieu. Seule- vit 1341 menl il y a aulant de difference entre la vie et les proprietes des corps bruts qn'entre la substance orga- nisee et les corps inorganiqnes. La liaison minntieuse et intime qui existe entre la constitution de ses parties liqnides et de ses solides, qui naissent et se develop- pent d'une maniere simultanee et correlative, est la senle cause qui fait que les proprietes vitales ou la vie cessent de se manifester des que les liqnides onl snbi des modifications, meme legeres, sans que les solides soient detruils ; tandis que les corps inorganiqnes, plus independants des conditions exterieures, ne per- dent leurs proprietes qu'autant qu'ik sont decomposes. C'est la ce qui a fait croire a une independance et a une separation qui n'existent pas entre la substance organisee et ses proprietes; c'est enfin Tignorance de la nature dc cette liaison intime qui a fait se de- mander si ces proprietes n'etaient pas nne cau.se, nn principe separable, ou le produit, le resultat de Tac- tion d'un principe subtil susceptible de s'echapper ' I. iLSuasME et Oegasisahox). La notion de vie est done representee par le phenomene le plus general qui se passe dans la matiere organisee en action, par le phenomene que manifeste toujonrs et sans inter- ruption tout etre organise agissant. C'est la tout ce que nous p<juvons savoir de reel a cet cgard: loule idee metaphysiqne sur la nature intime, sur les causes premieres, snr 1'essence du phenomene, tonle iiee d'entite se tronve et doit etre tout a fait eloianee. La vie pent etre bomee a la nutrition. Tel est le eas de I'oeuf et de la graine pendant nn temps plus ou moins long. Ce sont des corps organises ordinairemeni tres simples, chez lesquels tout se borne a un echange avec les parties gazeuses seulemenl du milieu ambiant. n pent meme se taire que tout phenomene de nutri- tion , et par suite que toute vitalite soit snspendue pendant un temps plus ou moins long, soit dans les graines, soit chez les larves de qnelqnes animanx pla- cees dans certaines conditions de temperature, de se- e'neresse ou d'humidite. Mais, si ces conditions n'ont pas amene de lesion dans I'organisation, la nutrition, et par suite le developpement, pourront reparaitre et continuer jusqu'a la periode de reproduction. Ainsi, dans ces cas-la, I'organisme est conserve a I'etat sta- tique, c'est-a-dire apte a aglr, mais sans manifester les actes propres a la substance organisee: c'est un etat de mort apparente, mais non reelle, puisque I'or- ganisme n'est point lese, et manque senlement de; conditions exterieures physico-chimiqnes necessaires a I'accomplissement des actions qui caracterisent la vie, et qui reprennent des que celles-ci hii sont ren- dues. Ce fait s'observe sur beaueoup de graines. sur beancoup de larves d'insectes f V. Vebs i libres ou con- tenues dans des graines, comme le montrent bean- coup de legumineuses, etc.: fl s'observe meme snr des animaux parfaits r. Imtsotbe et PiOTIFERe). Ce sont seulement des etres a organisation tres simple qui offrent des examples de ce genre. Les animaux oa les larves d'un grand volume, ou qui out un appareil respirateur developpe, ne penvent etre places dan? eel etat que pendant un temps tres court I'F. Assim- LATI05 et DESA5SDIILAT105 r, meme dans les animanx a temperature variable. Mais, quelles que sc'ient le* precautions prises, on ne pent reussir a suspendre la vie sans amener la mort snr les animaux a tempera- ture iixe. Ce qui s'y oppose surtout, c'est la facfle alterabilite des substances organiques qui composent la partie fondamentale de lears elements anatomiqnes:](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21713807_1353.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)
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