Dictionnaire de médecine, de chirurgie, de pharmacie, des sciences accessoires et de l'art vétérinaire / de P.-H. Nysten.
- Robin Ch., 1821-1885.
- Date:
- 1855
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Credit: Dictionnaire de médecine, de chirurgie, de pharmacie, des sciences accessoires et de l'art vétérinaire / de P.-H. Nysten. Source: Wellcome Collection.
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![dans de |.etils leseivoirs a la base de chaque dent (Fig. 489). Ce vonin, introduit dans la petite plaie faite par la morsure de la vipere, determine la rougeur, la doiileiir, et le gonflement de la parlic mordiie ct de tout le membre, avec frisson, abattement, pelitesse et irregularite du pouls, quelquefois syncope et convul- sions, fievre intense, etc.; accidents qui peuvent etre suivis de mort, mais seulenient qiiand il y a cu plu- sieiirs morsureset ainsi beaucoup de venin d'introduit. La succion, I'agrandissenient de la plaie pour faire couler le sang, la ligature du membre au-dcssus, puis les sudorifiques difTusibles et les diuretiques, sont les moyens therapeutiques les plus convenables. Les serpents decrits sous le nom de viperes, en France, Fig. 489. sont de deux genres. Le premier est du genre Pelias, caracterise par une tete couverte, sur la partie ante- rieure seulement, de petits ecussons plans ou tres legerement concaves, dont un central plus grand ; narines laterales simples ; plaques sous-caudales formant une seule rangee. L'espece est le Pelias berus, Merrem, ou petite vipere (Coluber bents, L., Vipera berus, Daudin, Vipera chersea, Cuvier, Pelias berus et chersea, Ch. Bon). Son corps est allonge, peu ou pas retreci a la nuque; ligne foncee brune ou noire sur le dos ; plaque polygonale centrale sur la tete. L'autreespeceappartientau genre Vi2)ere (Vipera, Laurenti), caracterise par une tote deprimee, elargie en arriere, entierement revelue de petites ecailles et non de plaques ; narines a orifices lateraux simples, larges, concaves ; plaques sous-caudales distribuees par doubles rangees sous toute la queue. L'espece de ce genre est la vipere commune (Vipera chersea, Merrem, Vipera aspis, Latreille, Echidna aspis, Risso), a bande dorsale noire, llexueuse, continue ou formee de taches contigues distinctes, arrondies ou rhomboi'dales; dessous du corps variable, d'un gris d'acier ou rougeatre, avec des taches blanches irre- gulieres; museau tronque. L'un et I'autre de ces serpents peuvent offrir des varietes de teinte, grises, noiratres ou rouge;\tres ; mais c'est la vipere commune qui offre le plus de varietes , dont chacune a souvent ete prise pour des especes distinctes sous les noms de : Coluber chersea, L. (colore ferrugineo, habitat in Suecia); Coluber prester, L., vipere anglaise ou noire (vipera anglica nigricans, atra toto corpore; ab Eu- ropa septentrionali, Linne); Coluber aspis, L. (rufus, simili chersecB, sed major; habitat in Gallia), appelee aussi vipere rouge, aspic, aesping (V. ce mot); Co- luber vipera, Lacepede (Vipera Redi, Latreille), a lignes transversales courtes, dont les moyennes sont unies en ligne longitudinale. On trouve aussi, dans le Dauphine, I'ltalie, la Moree, I'Autriche, la Dalmatie et ristrie, la vipere ammodyte (Vipera ammodijtes). dont le museau offre un prolongement mou, verruqueux, protege par de petites ecailles, et dont les teintes varient autant que celles des autres especes. Elle a (He appelee aussi Coluber amniodytes, L., i'ipera ilhjrica, Laurenti, Echidna ammodyles, Merrem, et Rliinechis ammodytes, Fitzinger. V. Venin. V'lRESGEKCE, s. f. [de virescere, devenir vert]. Metamorphose desorganes appendiculaires en organes foliaccs. VIBEUX, EUSE, adj. \yirosus, de virus, poison ; all. virOs'\. Qui est doue de qualites malfaisantes. On appelle plus pArVicwWt'xcme.nisubstancesvireuses celles qui out une saveur nauseabonde particuliere ; on dit aussi dans ce sens une odeur vireuse. VIRGilVIE (Sources de). Differentes sources mine- rales dans la vallee de la Virginie occidentale (Etats- Unis) ont une grande valeur medicate. La Sottrcc chaude a une clialeur de 28,8 centigr.; la Source ires chaude, de 33,3 centigr.; I'une et I'autre sont legerement sulfureuses. Les Sources douces sont tres chargees d'acide carbonique. La source dite Soufrc blanc est une eau fortement sulfureuse, et la source dite Soufre rouge est sulfuro-ferrugineuse. VIRIL, ILE, adj. [virilis, de vir, homme; all. mdnnlich, angl. virile, it. virile, esp. viril]. Qui ap- partient a I'homme. — Age viril. V. Virility. — Membre viril. F. Verge. VIRILITE, s. f. [virilitas, all. Mannheit, angl. virility, it. virilitd, esp. virilidad]. fipoque de la vie de I'homme a laquelle il atteint toute sa force. VIRULENCE, s. f. [esp. virulencia]. Qualite de ce qui est virulent, de ce qui contient un virus. VIRULEA'T, ENTE, adj. [virulentus, iwclV,?, all. et angl. virulent, it. et esp. virulentol. Qui tient de la nature du virus, qui est cause par un virus. VIRUS, s. m. [all. et angl. Virus, it. virus, viru- lenza, esp. virus]. On donne le nom de virus aux substancesorganiquesd'unehumeur quelconque ayant subi, par catalyse isomerique, une modification telle que, sans que les caracteres pliysico-chimiques soient notablement changes, elles ont pris la propriete de transniettre la modification acquise aux substances organiquesavec lesquelles elles sont mises en contact. D'abord special a I'animal chez qui a eu lieu I'altera- tion de I'humeur, le virus pourra etre communique a d'autres individus de la memo espece ou d'especes differentes : soit directement, c'est ce qu'on appelle Vinoculation (V. Inoci'lable) ; soit indirectement, (f'est-a-dire sans contact immediat de I'humeur viru- lente ou de I'animal sain avec le nialade, c'est ce qui caracterise Vinfection. Si l'espece animate est trop differente, parson organisation, de I'animal porteurdu virus, la transmission pourra ne pas avoir lieu, quels que soient les moyens employes, ou au moins la forme de la maladie transniise sera changee dans les cas oil il y aura cu action. Le virus etant constitue par une substance organique altoree, il n'est pas etonnant de voir certaines maladies simplement epidemiques ou meme endemiques offrir des cas manifestos de con- tagion, comme la suette, le cholera, la dysenteric, la fievre typhoide, le typhus, etc. 11 suffit, eneffet, qu'un individu atteint de quelqu'une de ces affections se trouve place dans des conditions telles que ses humeurs subissent une certaine alteration, dont la nature est encore peu delerminee, a un degre plus prononce que chez les autres maladcs. C'est aussi ce qu'on observe dans I'alteration des humeurs et des lissus sur les cadavres donnant lieu a la production du virus des piqures anatomiques. Les substances organiques alte- rees qui constituent le virus peuvent etre entrainees 85](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21713807_1357.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)
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