Dictionnaire de médecine, de chirurgie, de pharmacie, des sciences accessoires et de l'art vétérinaire / de P.-H. Nysten.
- Robin Ch., 1821-1885.
- Date:
- 1855
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Credit: Dictionnaire de médecine, de chirurgie, de pharmacie, des sciences accessoires et de l'art vétérinaire / de P.-H. Nysten. Source: Wellcome Collection.
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![couditioa dc; cliuses pi'oduisaiil unc impi'essioii |ku- iaquclle nous peroevons que ces clioses sont conformes a d'autres choses connues de nous ou a leur type conserve dans noire esprit. Le vrai est done, comme le bebu(F. ce mot), une certaine relation entre I'objet et le sujet; c'esf, en d'autres termes, la raison des choses peroue par notre raison {V. ce mot); double emploi du terme raison qui caracterise le rapport qui existe entre les objels et notre entendement {V. ce mot^, quant a la connaissance du vrai. I'. LOGIQL'E. VRILLE, s. f. [ci'n-HS, all. Raulce, Schlinge, angl. lendri's, it. liticcio, esp. tijerela]. Ondonne ce nom a des filets simples ou rameaux tortilles en spirale, au moyen dosquels plusieurs vegetaux faibles parvien- nent a grimper en s'accrochant aux corps voisins. Vl'E, s. f. [cisus, i'v'.;, all. Sehen, angl. sight, it. et esp. i-ista]. La vue est celui des cinq sens dont I'oeil est I'organe,et parlequel nous distinguonsles couleurs. On donne le nom de rue ou de vision a une fonction de la vie de relation ayant I'oeil pour appareil exlerne, qui nous fait percevoir un des ordres de qualiles phy- siques des corps dites lumineuses, de couleur ou de refringence, suivant certaines lois dites lois de la lu- miere ; elle nous fait, en outre, percevoir certains caracteres d'ordre niathematique, tels que ceux de situation, forme et volume, mais secondairement par I'aide du jugement et de la comparaison interpretant des plienomenes de reflexion ou de refraction oft'erts par ces corps. Aussi les impressions de ce dernier ordre, fournies par le sens de la vue, sont-elles sou- vent trompeuses, quant a la realite de cetle situation, forme, etc., soit en raison de la maniere dont la lumiere est reflechie, soit selon son intensite, selon qu'elle frappe a la fois un seul ou les deux yeux, selon I'etat de leurs milieux refringents. de leur courbure, etc. VUE aLiUe> or^\ininue>, dependantdes proprietcs des nerfs [[' Sf.nsatiox) ; ils conimencent oil cessent les aulres etcessent a la partiedu cerveau qui percoit. — A. Les Fig. 492. Mais le toucher, qui nous fait connaitre specialenient les particularites de cet ordre, ne conduit pas a ces erreurs ; c'est ce qui a fait dire qu'il etait destine a rectifier le sens de la vue. Quant aux qualites d'intensite lumineuse, de couleur et de refringence des corps, I'oeil ne nous trompe qu'autant que la retine, le nerf optique ou la partie du cerveau qui percoit, sont modifies en quelque chose : a cet egard, la lesion des milieux de I'ceil, dans lesquels ne se passent que des phenomenes physiques, ne fait que diminuer I'intensite de la sensation , ou I'empeche tout a fait. Les phenomenes de la vision sont : A. les uns purement physiques ; ils com- mencent a la cornee et finissent a la retine; B. les phenomenes physiques sont d'abord quatre refractions successives de la lumiere. Les rayons d'un cone lu- mineux (Fig. 492, -4CC ou BCC), passant 1° de I'air dans la cornee (CC) plus dense que lui, se rapprochent de la ligne perpendiculaire a la surface qu'ils rencon- trent, et du rayon median (AO:; car la cornee refracte u la fois en vertu de sa convexite et de sa densite. 2' L'hunieur aqueuse, placee derriere la cornee, les refracte encore plus que I'air, mais un pen moins que la cornee, bien que son pouvoir refringent differe a peine de celui de la cornee. 3 Les rayous sont encore refractes ii la face anterieure du eristallin .0), et se rapprochent encore davantage du rayon qui suit I'axe ' AO; a cause de la convexite do cette face anterieure et de la plus grande densite du eristallin, par rapport a riiunieur aqueuse. 4° I'ne derniere refraction a lieu quaiidles rayons du cone quittenl le milieu plus dense dn eristallin pour passer dans le milieu moins dense du corps vitre (d). Dans le eristallin (Fig. 493, AB), le ravon ac s'est rapproclie de la perpendiculaire ec prolongiie, et, en traversantle eristallin, suit la d rec- tion cf qui le rapproche de bg: mais, comme a sa sortie ce rayon passe dans le corps vitre (Fig. 492, d ], milieu moins dense, il subit une nouvelle refraction qui I'ecarte de la perpendiculaire fh (Fig. 41)3); cela le rapproche davantage encore du rayon central direct et sans refraction bg, et lui donne la direction/i (indiquee par la ligne ponctuee). C'est ainsi que toute lentille rapproche les rayons de I'axe , tant lorsqu'ils passent d'un milieu moins dense dans un plus dense a face convexe, que lorsqu'ils repassent de la face posterieure convexe de celui-ci dans un nii- ^ lieu moins dense. Les rayons enianes ainsi d'un point quelconquede I'objet AB Fig. 492) se reunissent de nouveau en un point {a ou b), de I'autre cute de la lentille cristallinienne. .Si les parties refringenles et la retine sont disposees a des distances telles que ce point tombe sur la retine {ab), I'image est nette ; elle est confuse si ces parties sont disposees de telle sorte que ce point restant en a, la retine se trouve plus proche cf] ou plus loin eo;, par rapport au eris- tallin (ou fice versd, si c'est le eristallin qui change de place par rapport a la retine restant fixe). La distance de I'autre cute du eristallin , a laquelle les rayons emanes de I'objet se reunissent en un point, devient reciproquement plus grande quand I'objet est plus proche, et moindre quand I'objet est plus eloigne. Dans ces cas, si ce point se trouve en deca ou au dela de la retine (ab), une image confuse est perdue, CC qui suscite aussitot des contractions dans les par- ties musculaires internes de I'oeil , d'oii resulte un ecartement ou un eloignement du eristallin et de la retine , I'un de I'autre, jusqu'a ce que le point de](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21713807_1364.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)
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