Dictionnaire de médecine, de chirurgie, de pharmacie, des sciences accessoires et de l'art vétérinaire / de P.-H. Nysten.
- Robin Ch., 1821-1885.
- Date:
- 1855
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Credit: Dictionnaire de médecine, de chirurgie, de pharmacie, des sciences accessoires et de l'art vétérinaire / de P.-H. Nysten. Source: Wellcome Collection.
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![et a foiirrages, ainsi que des logeraents et une fonderie de suif. Les abattoirs sont places hors du mur d'en- ceinte des villes. lis permettent de surveiller la qualite des animaux qui y entrent et des viandes qui en sor- tent; d'empecher ralteratlon de Fair des \'illes par la putrefaction du sang et autres matiores qui sejounient ■toujdurs dans les boucheries partic'ulieres; d'eloigner des yeux du public les operations sanglantes de I'aba- tage, et de le preserver des accidents causes par les animaux furieux qui s'echappent quelquefois. ABATTRE, V. a. [all. Schhwiile'i]. Employe pour indiqucr la mise a execution de I'abatage (V. cemot), de I'enlevement de la sueur cliez les animaux, d'une portion du sabot, des comes, des onglons de rumi- nants, de tout le cuir sur un animal tue. ABATTRE (s'), v.pron. Se dit d'un animal quitombe tout a fait ou seulement sur les deux genoux. ABBECOIIRT. Source ferrugineuse pres de Paris, commune d'Orgeval, qui tire son nom de I'ancienne abbaye d'Abbecourt. ABBEVILLE (Eaux d'). Source acidule et contenant du fer, departement dela Somme. ABGEUER, V. n. Se dit d'une tumeur qui se ter- mine par un abces : tumeur abcede'e. ABCES, s. m. [abscessus, d'abscedere, s'eloigner, s'ecarter ; aTic'si-^iAa, all. Geschwiir, Eilergesclnvulst, angl. abscess, imposthuine, it. ascesso, esp. abceso]. Amas de pus dans une cavite accidentelle dont la for- mation est due a la production de ce liquide au milieu des tissus. Ce caractere distingue les abces des epan- chements purulents qui ont lieu dans les cavites nor- males du corps. Le pus des abces n'est point en contact immediat avec les tissus eux-memes, car ce serait alors une infiltration purulente: il en est separe par une couche molle, de nouvelle formation, irreguliere- ment villeuse a sa face interne, se confondant en de- hors avec les tissus voisins. Elle est composee de ma- tiere amorphe granuleuse, d'elements fibro-plastiques peu abondants, et quelquefois de fibres du tissu cellu- laire. Beaucoup d'auteurs ont appele cette couche membrane muqueuse de formation nouvelle, mais elle n'a aucun des caracteres de structure des muqueuses. Les kystes purulents different des abces en ce que la membrane qui tapisse le foyer a plus d'epaisseur et de permanence. Un abces est toujours la consequence d'une inflammation. Celle-ci a parcouru ses periodes avec rapidito ou avec lenteur, dans le lieu meme qui recele le pus, ou dans une region eloignec: de la les denominations d'abci-s chnuds ou aigus, froids ou chro- niques, eijxir congestion. On appelle encore abces des amas d'urine, de matiere stercorale, etc., hors des voies qui leur sont destinees; mais le nom do di'pOts, qu'on emploie souvent commo synonyme, conviendrait mieux a ces collections, du moins jusqu'au moment ou elles ont provoque la manifestation de phenomenes in- flammatoires. — Le signe le plus positif de la presence d'un abces est une tumeur, au contenu de laquelle on peut communiquer un mouvement designe sous le nom de fluctuation. (V. ce mot). Mais ce signe n'est percep- tible que quand la collection purulente souleve la sur- face du corps et devient accessible au toucher ; si elle occupe une region profonde, si elle est couverte par des parties dures ou tres epaisses, on est reduit aux con- jectures tirees des changements survenus dans Tetat general du sujet et dans I'exercice des fonctions de I'organe atteint. — Les abces disparaissent raremcnt par resorption de leur contenu; il est rare a\issi q\i'un kyste, se developpant autour du pus, I'isole en quelque sorte. Le plus souvent ce liquide se rapproche peu a peu de la surface, et se fraye une ouverture par la- quelle i\ s'echappe peu a peu au dehors, a mesure que s'opere la retraction des parois du foyer, qui finissent par s'unir ensemble au moyen d'une espece de cica- trice, dont le temps efface meme la trace, — Les indi- cations generates sont de debarrasser la partie du pus qu'elle contient, de favoriser I'agglutination des parois du foyer, et, site pus provientdune source eloignee, de combattre la maladie qui I'a produit. On parvient rarement a dete/miner la resorption de ce liquide ; les methodcs perturbatrice et revulsive etant alors plus nuisibles qu'utiles, le mieux est de continuer a com- battre rinflammation , qui persiste toujours phis ou moins. L'ouverture d'un abces aigu peut etre hatee ou differee, en raison d'une foule de circonstances; celle d'un abces froid peut generalement etre retardee jusqu'a ce que la tumeur devienne genante. Quant aux abces par congestion, il est prudent, tout en combattant la lesion qui est la source du pus, de les ouvrir avant qu'ils aient acquis une grande etendue et cause des desordres considerables. Une incision proportionnee a la profon- deur de la collection convicnt dans les abces chauds, en laissant ensuite a la nature le soin d'expulser le contenu, et se bornant a des pansements a plat, avec des topiques emollients. Dans les abces froids, une in- jection stimulante tiede, apres la sortie du pus, est souvent utile, et parfois il est hon de recourir a la potasse caustique, au lieu du bistouri. Dans les abces par congestion, la meillcure methode est celle des ponctions successives, a chacune desquelles on laisse sortir une certaine quantite de pus ; apres quoi on af- fronte bien les levres de la petite plaic, et on les couvre d'un emplatre agglutinalif. Les ouverturcs pratiquees. aux abces avec I'instrument tranchant ont en general plus do tendance a guerir que celles qui ont ete operees par la nature. Si le foyer se compose de plusieurs cla- piers, on pratique des contre-ouvertures, quand la situation et une compression graduee ne suflfisent pas. Quelquefois I'abcos refuse de se cicatriser, et se con- vertit en ulceres, ce qui tient a la presence d'un corps etranger, a la denudation excessive de la peau, a I'ad- herence des parois avec des parties peu mobiles, a la maigreur du sujet, ou au mauvais etat de sa consti- tution. V. BuBON et Phagedenique. ABDOMEfV, s. m. [abdomen, d'abdere-, cacher ; ■^c/.'j-cio,a\\.derUnterleib, angl. thebeUy, it. addomine, csp. abdomen']. La plus grande des trois cavites splan- chniques, ainsi appelee, soit parce qu'elle renferme el derobe a la vue les principaux visceres, soit parce que I'abdomcn est habituelleraent reconvert et cache. L'ah- domen est aussi appele venire ou bas-ventre, venter infimus. II est borne superieurementparlediaphragme, inferieurcment par le Ijassin, en arriere par les verte- bres lombaires, sur les cotes et anterieurenient par plu- sieurs plans mnsculeux. On y distingue trois regions anterieures, de haul en has: les regions epigastrique, ombilicale et hypogastrique. Chacune de ces regions est elle-mcme divisee en trois, une moyenne et deux laterales. Ainsi la region epigastrique comprend I'epi- gastre et les hypochondres; la region ombilicale com- prend I'ombilic et les flancs; la region hypogastrique, enfin, I'hypogastre et les fosses iliaques. Aucune do ces regions n'a de limitcs bien deterniinees. Cepcndant on suppose communementunelignehorizoid,ale(rig. 1) AA s'elendant d'un cnte a I'autre de la base de la poi-](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21713807_0014.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


