Dictionnaire de médecine, de chirurgie, de pharmacie, des sciences accessoires et de l'art vétérinaire / de P.-H. Nysten.
- Robin Ch., 1821-1885.
- Date:
- 1855
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Credit: Dictionnaire de médecine, de chirurgie, de pharmacie, des sciences accessoires et de l'art vétérinaire / de P.-H. Nysten. Source: Wellcome Collection.
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![G signifie demi, moitie. Ainsi § sigiiilie demi- once; 3 ij C> signifie deux onces et demie, etc. Abreviations usitees en botanique : 0 signifiep?a«/e annuelle. bisannuelle. ^ vivace. '•^ ligneitse. On ecrit 3-flde, A-fide, pour trifide, quadrifide, etc. 0, place apres le noni d'un organe, en indique la non-existence. Ainsi: caUce 0 signifie point de calice. Abrevialions usitees en chiniie. On se sert souvent aujouid'hui de lettres initiales pour indiquer la nature et la composition chimique de certains corps. Ainsi Ton dit : i\'fl, Ka, Cu, Arg, pour designer le sodium (natrium), le potassium (kalium), le cuivre, I'argent. — Quelquef'ois ces lettres initiales sont sunnontecs de certains signes, ou bien de cliiffres places comme les exposants dans les formules algebri- ques. Ainsi Na signifie protoxyde de sodium, Ka prot- oxyde de potassium, Cu deutoxydc de cuivre, KaS le sulfate de potasse, HHO I'eau. AbreviaHons usitees en zooluaie : signifie mdle. $ femelle. ABRIGOT, s. m. [armeniacum,-:z^!:iMr/.M, all. Apri- cose, angl. apricot, it. albercocca, esp. albericoque: le frangais vient de I'espagnol; I'espagnol, de I'arabe al ber- /co/f, deI'article arabe a/et du grec-pa'.y.c'jciov, quivient du latin prcecocia, fruits precoces]. Fruit du Prunus armeniaca, L., dont la chair est sucree et pulpeuse, et dont le noyau renfernie une amande amere, suscep- tible de produire, sous I'influence de I'eau, une huile volatile pesante, semblable a celle des semences de VAmygdahis amara, et qui peut aussi se transformer en partie en acide cyanhydrique. II decoule de I'abri- cotier une gonime solide, translucide, ordinairenient rougeatre, a peine soluble dans I'eau, qui est une des especes de gommes du pays. ABROTONE, synonynie d'a?(ronp. V. ce mot. ABISUPTIOIV, s. f. [abruptio, de ab et ruinpere, rompie]. Fracture transversale d'un os, avec des frag- ments qui sont rugueux. ABSCISION ou ABSGISSIOiM, s. f Synonyme d'ex- cision [amxoTni]. V. cemot. ABSINTHE, s. f [ui;si«(/i(»i)i, ayivQiov,nil. Wunn- tod, Wermulh, angl. ivorniwood, it. assenzio, esp. ajenjo]. L'absinthe commune ou yrande absinthe (aluine), Artemisia absinthium, L.. est tonique et yer- mifuge. On emploie les I'euilles et les sommiles seches en infusion (16 gram, par kil. d'eau), ou en decoction 32 a 64 gram, pour ,')00gram, de liquide),ou en poudre (130a260gram.). Infuseesdansdu vin blanc (32gram. pour un litre de vin), avec addition d'alcool, (32 gram.), ollcs constituent le vin d'absinthc (absinthites) des an- ciens.On emploie aussi quelquelbis laf einturc alcoolique, le sirop etl'huilc volatile d'absinthe. La teinture alcooli- que cstla/if/i/PH/' coniiue sur nos tables sous le noni tVab- sinthe o\id'absinthe Suisse.—La petite absinthe (Artemi- sia pontica, L.), et Vabsintlie maritime [A. maritima), ont les memes propri^tes, niais sont moins energiques. ABSlNTHlg, adj. [absinthiatus]. Qui contient de l'absinthe. ABSI^'TH1^E, s. f. Principe amer de l'absinthe; blanc, cristallisable probablement, soluble dans I'alcool. ABSOLU, adj. Se dit quelquefois, en cliimie, de I'alcool qui ne contient pas d'eau. ABSORBAIVT, adj. et s. [absorbens, de la preposi- tion ab, de, et de sorbere, boire; qui boit, qui pompe]. — Ell chirurgie, on appelle absorbants des substances molles, spungieuses, propres a s'imbiber des liquides epanches, commc la charpie, I'aniadou, I'agaric, etc. —Medicaments absorbants, ou simidement absorbants, substances que Ton croit propres a absorber les acides developpes dans les voies digestives : tels sont en ge- neral les carbonates calcaires, la magnesie, etc.; telles sont aussi la poudre absorbante du Codex, que Ton prepare en ti iturant ensemble parties egales de magnesie pureetde sucrc blanc ■,et\e?,tablettes absorbanteson de magnesie, composees de : magnesie (32 gram.); sucre blanc (128 gram.), etq. s. de gomme adragante reduite en mucilage avec I'eau de fleurs d'oranger.— Systeme absorbanl. Bichat a donne ce nom a I'ensemble des vaisseaux et des glandes lymphatiques ou systeme lyin- phatique. II lelaisait naitre de toutes les parties du corps dont ils rapportaient les fluides, meme de parties ou il n'y en a pas; cela ticnt a ce que, ne connaissantpas la propriete physique d'endosmose, commune a tons les tissus, il etait force d'imaginer un systeme pour serendre compte des phenomenes d'absorption qu'il avail obser- ves dans toutes les parties de I'organisme. ABSORPTIOJV', s. t. [absorptio, all. Einsaugung, it. assnrzione, esp. absorcion'\. Phenomene qui con- siste dans I'attraction et la condensation d'un fluide elastique ou d'un liquide par un corps solide ou liquide. — En physiologic, on donne ce nom a une propriete des tissus, par laquelle penetrent dans leur substance des molecules exterieures qui, suivant leur nature, sont assimilees a cctte substance, I'entretiennent, I'aug- mentent ou I'alterent. C'est une propriete caracterisee par ce fait, que la plupart des elements, et, par suite, des tissus, se laissent penetrer et traverser par des sub- stances liquides qu'ils modifient, cheminfaisant, en leur enlevant ou leur ajoutant quelques uns de leurs prin- cipes, par le double inouvement iiutritif de combinaison et de decombinaison. Les exemples de ce fait elemen- taire s'accomplissant, independamment des autres, sur un seul element anatomique, sont difficiles a rencon- trer. Mais on en peut deduire I'existeiice de ce qui se passe quand un liquide penetre des tissus formes d'une ou de deux especes d'elements (comme les sereuses). D'autres exemples nous sont olferts par les liquides intcstiiiaiix, dont une partie penetre dans les chyliferes, et pourtanl sont trcs dilfereuts du chyme, par les capil- laires des muscles qui einpruntent a ce tissu la creatine, la creatinine, et ne lui enlevenl pas de clilorure de potassium, ou du moins ne lui en enleveiit que fort peu. On a adinis deux especes d'absorptions: Yabsorption ex- terne ou de composition, qui puise hors des organes les matei iaux destines a leur recomposition; et Yabsorp- tion interne ou de decomposition, qui retire des organes les materiaux destines a etrc excretes et remplaces. Par absorption cxterne, on n'entend pas seulement celle qui se fait a la surliice externe du corps de I'animal, mais aussi celle qui s'accomplit sur les membranes mu- queuses des voies digestives et respiratoires. De la encore la distinction de I'absorption externe en cutane'e, intestinale ou digestive, pulmonaire ou respiratoire. L'absorplion n'cst point une fonction, c'est-a-dire un acte accompli par un ajipareil seulement, c'est une propriete de tons les tissus ; mais elle est plus ou moins dcveloppee dans chacun d'eux. Elle a pour condition physique d'existence la propriete d'endosmose ou d'im- bibition dont jouissent tons les tissus, mais elle ne doit](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21713807_0018.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


