Dictionnaire de médecine, de chirurgie, de pharmacie, des sciences accessoires et de l'art vétérinaire / de P.-H. Nysten.
- Robin Ch., 1821-1885.
- Date:
- 1855
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Credit: Dictionnaire de médecine, de chirurgie, de pharmacie, des sciences accessoires et de l'art vétérinaire / de P.-H. Nysten. Source: Wellcome Collection.
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![ABS pas etre coiifoiidue avec elle. Elle dittere de I'eiidos- niose physique en ce que la substance (]ui peneti e mo- lecule a molecule dans nn tissu est nuuliliee, clieniin faisant, par ce lissu qui lui eniprunle on lui cede quel- qucs principes, suivant la nature des proprietes cliinii- ques de I hunieuret des sicnnes propres ; d'ou il resulle que le li(|uide absorbe est au dela du tissu absorbant autre (pi'il n'etail en deca- Selon que les i)ioprietes chiniiques des lissus seront de telle on telle nature, qu'ils seront plus ou nioins vasculaires, ils absorberont plus ou moins vitc ou quelquefois n'absorberont ])as une ineme sultstancc: c'est en ce sens que I'ecole de Bicliat a raisoii contre I't'colc qui nie toute espece de clioix de la ]>art des tissus a I'egard des composes i|u'ils absorbent. C'est ainsi que repilhelium et le mucus de la niui|ueuse digestive ne laissent pas absor- ber le curore, tandis que celui des bronclies I'absorbe. Des composes divers places successiveinent sur un nieme tissu pourront etre absorbes plus ou moins vile selon les proprietes chimiques dont ils jouissent, et passer au dela de ce tissu ou bien rosier fixes chinii- quement aux substances organiques de ses elements anatoniiques. fait nous rend conipte de Taccunui- lation de certains poisons dans certains organes de preterence aux autres, de menie que le precedent nous explique comment il se lait que chez les mammiferes les substances grasses emulsionnees sont absorbees sur- tout par les cliyliferes etpeuparles veines, tandis qu'uti lait a pcu pres inverse s'observc pour les substances salines. L'absorptiun est une propriete do tons les ele- ments anatoniiques, el, par suite, de tous les tissus, inais il n'y a pas de vaisseaux (ou cuiiduils abaurbanls) specialement charges d'absorber; il n'y a pas non plus de jxjres ou oripces absorbauls. Les elements anatonii- ques creux conime les parois des capillaires, sont entie- lement honiog'''nes et sans orifices, aussi bien que les cellules epitheliales, les fibres de divers tissus, etc., que les substances sont obligees de traverser d'abord pour ai rivcr aux capillaires. L'ubsorption faile, les sub- stances peuvenl etre transporteesdu lieu ou elle se passe dans un autre, ou ne pas I'etre, selon la disposition des tissus ; lorsque le transport a lieu, c'est im des phenomenes de la fonclion de circulation consecutif a Tabsorption, mais ce fait n'est point un acte faisant partie de celui d'absorption. V. is'uTRlTiON, P^netra- Tio.x et Secretions. Absorption extcrne ou de composition. V. Assimila- tion etDlGESTIO.X. Absorption iiileslinalc ou digestive. V. Digestion. Absorption pulnionaire ou respiratoire. V. Respi- ration. Absorption interne ou de decomposition, mote'cu- laire, nutritive, organique ouinlerstitielle, synonymes de de'sassimilation. V. ce mot. Absorption lymphalique. V. .4bsorpiion et Lym- PHATIQUES. Absorption paliiologique. V. Resorption. Absorption rccrementitielle. V. Digestion. Absorption veincuse. V. Absorption et Yeines. ABSTEIME, adj. [abstemius, de abs, qui indique pri- vation, et de temetuni, \in pur; acivc;, ims;l. abstemious, esp. abstemio]. Qui s'abstient de viii, et en general de toute li([ueur alcoolique. ABSTERGEIVT, adj. pris subst. [abstergens, de abstergere, nettoyer; all. reinigend, angl. abstersive]. On appelait ainsi anciennement les remedes qu'on eni- ployait pour enleverles matieres visqueusesou putrides ACA 7 des surfaces organiques auxquelles elles adherent. Ce ternie est synonyme d'abluant; cependant celiii-ci etait particulierement employe pour designer des sub- stances qui agissent surtout par leurs particules aqueuses, tandis qu'on donnait specialement le noin i\'abstergents a des medicaments qu'on supposait agir par un principe savonneux. On salt aujourd'hui que ces medicaments ne font i|u'eNciter les tissus sur lesquels on les ap[)lique. Ou ne se seil plus niainlenant des ex- pressionsai;/MaH< elabstcrgent; inais on emploie encore en chirurgic celle dc detersif, qui ne diftere d'abster- gentqiien ce que I'acception enestbornee aux applica- tionsexterieures qui se font sur des parties suppurantes, ABSTERSIOIM, s. f. [abstersio]. Effet immediat des remedes abstergents. ABSTINENCE, s. f. [abstinentia, de abstinere, s'abstenir, ([ui lui-ineme vient de tenere, tenir, et abs, dc, cumme si Ton disait se passer de]. Ce terme si- gnilie en general privation volontaire ; ainsi on dit : abstinence des plaisirs, uUlinencc des boissons, etc.; mais il est particulierement employe pour indiquer la privation do certains alimeids. On emploie aussi quel- quefois abstinence conime synonyme de diete. ABSTRACTIF, adj. [absiractivus, de ab, de, et truhcre, tirer]. Les anciens donnaient ce noni aux pro- duits qu'ils retiraient des plantes par la distillation. ABSTRACTION. V. d'abstraction. ABSUS, s. m. (Cassia absns). Espece de petite casse. Les Egypticns pulverisent les graines de cetle plante avec une egale quantite de sucre, el metlent un pen de cette jireparation sous les paupieres au commence- ment dc leur opbllialmie. ABt'LIE, s. f. [de a priv., etpc'jXeiTOat, vouloir]. Ab- sence de volonte ; espece de folie ou ce syniptonie est dominant. ACACIA, s. 111. [de a/.axva, noin de la gomme et de I'arbre qui la fournit; de v.x.j./J.y., bonte, innocence (dit, soil par antiphrase, a cause des epines qui I'ar- ment, soila cause de la gomme qu'il fournit); de a priv. et xa/.i;, mauvais]. En exprimaiit les gousses pilees du Mimosa nilotica, et evajjorant le produit jusqu'a con- sistaiice d'extrait, on obtient \e sue d'acaria (Acacia vera). Cette substance, qu'on trouve dans le com- merce sous la forme de petits pains orbiculaires, est d'un brun noiratre, sans odeur, d'une saveur astrin- gente et aniere. Comine elle est fort rare aujour- d'hui, on I'a remplacee par le sue d'acacia indigene {Acacia nostras), tire du fruit non encore mur du pru- nellier, (Prunus spinosa). Suivant Guibourt, I'acacia vrai, traite par I'alcool, donne un acide libre tres energique, du tannin analogue a eelui de la noix de galle, et un sel calcaire ties abondant. L'acacia indi- gene est un peu soluble dans I'eau et insoluble dans I'alcool; il laisse une matiere ayant I'apparence de ralbuiiiine coagulee. ACAJOU, s. m. [angl. cashew nut]. On employait jadis en medecine, sous le nom de noix d'acajou, un fruit reniforme, lisse, coriace, et d'un brun grisatre, sous I'enveloppe coriace duquel se trouvent des alveo- les pleins d'un sue huileux, noir, acre et caustique. Ces alveoles sont bornes interieurement par une se- conde enveloppe coriace, renfermant une amande blan- che, liuileuse, douce, bonne a manger et de saveur agreable. Ce fruit est fourni par YAnacardium occi- dentale, grand arbre de la famille des terebinthacees. D'apres I'analyse faite par Vicira de Mattos, la noix d'acajou contient beaucoup d'acide gallique, du tannin,](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21713807_0019.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


