Quelques mots sur la pustule maligne : tribut académique présenté et publiquement soutenu à la Faculté de médecine de Montpellier, le 31 décembre 1836 / par Joseph Kozaryn.
- Kozaryn, Joseph.
- Date:
- 1836
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Credit: Quelques mots sur la pustule maligne : tribut académique présenté et publiquement soutenu à la Faculté de médecine de Montpellier, le 31 décembre 1836 / par Joseph Kozaryn. Source: Wellcome Collection.
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![beaucoup de douleur, de donner lieu à une hémorrhagie incommode, el déplus, elle semble favoriser la propagation du mal. Les caustiques sont les moyens efficaces et véritablement curatifs; ils fixen t, ils concentrent dans l’escarre le poison septique et le mettent hors d’état d’agir. Pour obtenir sûrement cet effet, il faut s’en servir avec méthode. Certains caustiques doivent être employés de préfé- rence, tels sont le fer rouge (cautère actuel), le beurre d’antimoine l’acide sulfurique, l’acide hydro-chlorique , la potasse caustique, etc’ On doit proscrire comme nuisibles les préparations mercurielles arsenicales , surtout à cause de l’absorption. Il faut mettre beaucoup de circonspection dans l’emploi des eaus- tiques, à cause de la difficulté que l’on éprouve à borner leur action ; la cautérisation par le fer rouge ne présenteras cet inconvénient En se servant du cautère actuel, l’opérateur a la facilité de ne détruire que les parties qu’il ne peut pas conserver. Mais il faut faire attention que le traitement varie selon l’époque de la maladie : ainsi, si on es. appelé à la première période, on coupe ampoule, si le malade ne l'a pas crevée en se grattant; on essuie avec précaution la sérosité qui s'en écoule, et on applique sur le centre de la partie affectée un petit tampon de charpie préalablement imbibe de beurre d'antimoine, ou un des caustique, que nous avons conseilles, on I entoure de cbarpic sècbeque l'on maintient en couvrant e tout d un emplâtre de diaebylon gommé e, d'un bandage convenable. On levé I appareil au bout de cinq ou six heures, et on trouve une eseaire dure, seche, qui comprend toute l'épaisseur do la peau; on panse avec un plumasseau de charpie couvert d’un digestif.’ Le endemain , on examine attentivement l’état dans lequel se trouve la parue cautérisée ; s'il u'y a point de dureté, point d'auréole vésiculaire point de phlyclenes, si le malade n'éprouve pas des douleurs vives il es évident que le caustique a borné les progrès du mal. Alors il ne reste plus qu a faciliter la chute de l'escarre, et lorsque celle-ci est tombée, on panse avec de'la charpie sèche. Si, malgré l'application du caustique, la maladie continuait à se développer, il faudrait avoir recours de nouveau à la cautérisation, mais avec les précautions que nous allons faire connaître dans ce qui suit. ]](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b22357853_0013.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)