Therapeutique des maladies chirurgicales des enfants / par T. Holmes.
- Timothy Holmes
- Date:
- 1870
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Credit: Therapeutique des maladies chirurgicales des enfants / par T. Holmes. Source: Wellcome Collection.
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![l’absence des plexus veineux prostatiques, et du faible développement du bulbe de l’urèthre, dont la lésion serait sans conséquence (1) ; et en raison aussi du faible volume des artères, qui, d’ordinaire, cessent tout de suite de donner.Quant au volume des calculs que l’on rencontre habituellement chez les enfants, comme, en général, il n’est rien moins que considérable, on a, dans les cas ordinaires, suffisamment de place pour les extraire; et, par conséquent, il est rare que, chez les enfants, les parties intéressées aient à subir ces tiraillements, ces contusions et ces déchirements, qui constituent auiant de sources fécon- des d’insuccès chez l’adulte. Cependant, le chirurgien doit se tenir en garde contre ces sortes de difficultés, et y parer de son mieux, quand il les rencon- tre. Si l’on s’aperçoit, par exemple, que le calcul est très-volumineux, je crois qu’il est bon de dilater d’abord la plaie, autant que possible, en glissant un gorgeret mousse, le long de la cannelure du cathéter, pendant que cet instru- ment est encore dans la vessie. Cependant, si cela ne suffisait pas, le mieux, à mon avis, serait de débrider les tissus, pendant l’extraction même du calcul, à l’aide d’un bistouri boutonné, glissé entre le calcul lui-même et le bord ré- sistant de la plaie (le calcul étant, pendant ce temps, solidement maintenu en place par un aide). Cas où l’on n’est pas arrivé dans la vessie. — Chez les enfants, le grand dan- ger que l’on court, dans l’opération de taille, est de ne pas arriver dans la vessie; et cela peuL être la conséquence de deux mésaventures assez com- munes. D’abord, la pointe du bistouri peut s’être échappée.de la cannelure du cathéter, et être venue s’implanter dans l’épaisseur du tissu cellulaire interposé à la vessie et au rectum ; le chirurgien peut l’avoir suivie du doigt et avoir créé ainsi une vaste cavité (bien facile à produire), qu’il prend malgré lui pour la vessie; et, alors, il retire avec confiance le cathéter. Mais, ensuite, il cherche vaineuient le calcul, qu'il ne peut parvenir à découvrir, ou, tout au moins, à saisir, si tant est qu’il le sente à travers la vessie ; et, en pareille circonstance, ou bien il persiste à croire qu’il est bien dans la vessie, mais qu’il avait à tort diagnostiqué l’existence d’un calcul (auquel cas, l’enfant est renvoyé à son lit sans avoir été soulagé), ou bien il reconnaît son erreur, et s’efforce, en conséquence, de réintroduire le cathéter, pour compléter l’opé- ration. Dans celte dernière supposition, s’il peut y parvenir, l’affaire peut encore se terminer heureusement; mais, il faut le dire, cela est souvent im- possible. Dans un cas de ce genre, j’ai vu renvoyer l’enfant à son lit, et l’opé- ration recommencée de nouveau, et avec succès, un mois plus lard, après la cicatrisation de la plaie faite primitivement. La conduite, tenue dans le cas auquel je fais allusion, est, sans aucun doute, la plus convenable à suivre; car, si l’on persévérait trop longtemps dans des .efforts inutiles pour pénétrer dans la vessie, en pareilles circonstances, cela pourrait moitié en danger la vie do (1) [Selon M. Giraldès, « dans la lithotomie, on blesse constamment le bulbe de l'urèthre. Dans les trente-huit opéiations de taille qu’il a pratiquées, ce chirurgien est convaincu qu’il en a toujours été ainsi, » et, il ajoute qu’il n’a « jamais vu d accident produit par cette lésion. » (Giraldès, loc. cit. p- 584. Paris, 1808.)]](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b24990681_0906.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


