Volume 1
Pharmacopée universelle raisonée, ou l'on trouve la critique des principales preparations qui sont dans les boutiques des apothicaires, la manière de découvrir celles qui sont sophistiquées, & les régles qu'il faut suivre pour composer des formules destinées a être gardées ou mises en usage sur le champ / traduite de l'anglois sur la onzieme edition augmentée de beaucoup, et corrigée par M. Clausier.
- John Quincy
- Date:
- 1749
Licence: Public Domain Mark
Credit: Pharmacopée universelle raisonée, ou l'on trouve la critique des principales preparations qui sont dans les boutiques des apothicaires, la manière de découvrir celles qui sont sophistiquées, & les régles qu'il faut suivre pour composer des formules destinées a être gardées ou mises en usage sur le champ / traduite de l'anglois sur la onzieme edition augmentée de beaucoup, et corrigée par M. Clausier. Source: Wellcome Collection.
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![pharmacopie^ê que la même qnantiré de matière dans le fer. Mais le relâchement des pai^«» ries du bois, l’empêche de (c reirerrer dans un fi petit volume*, c’efi la raifon pourquoi une livre de bois prend plus d’efpace qu’une livre defer; & c’efi; ce qui détermine leur pefanteur fpécifique, quoique leur pefaiiteuc abfolue foit toujours la même. De-là vient que la pefanteur fpécifique des corps peut changer , faiis que cette péfanteur que l’on appelle abloluc, y foit fujette ; car dès que, par quelque caufe que ce foit, on pourra augmenter les fiirfaces des parties dont eft compolé un corps, fans rien ajouter à la matière qu’elles contiennent, &c qu’on pourra leur donner une tifiure plus lâche, l’on rendra ce corps fpé- cifiquement plus léger qu’il n’étoic auparavant. C’eft de pareilles altérations d’où dépend la conduite & le fuccès de pluficurs Opérations en Pharma¬ cie , comme nous le ferons voir en fon lieu. 64. Z. La même dodrine nous donne encore une idée claire des difie- rens dégrez de cohélion , qui le trouvent dans les différens dégrez de flui¬ dité & de folidité : car la cohéfioii dans tous les corps doit être propor¬ tionnelle aux fiirfaces, & aux contads des parties qui les compolent*, dC c’ell ainfi qu’un corps dont les parties ont le plus de folidité intrinféque , & qui font par leurs formes & leurs figures capables du Conrad le plus éxad j c’eft ainfi , dis - je , que ce corps doit être regardé comme le plus folide ; & celui qui cil compofé des parties les plus ténues, & qui ne font capables que d’un contadmédiocre ou léger , doit être regardé comme le plus fluide. Dans le premier , c’ell: à-dire , dans le corps folide , il efi: néccfl.ire que toutes les parties compolantes loient aufli cubiques qu’il eft pofliblc j & le corps fluide demande que toutes fes parties foient rondes ou Iphériques. On peut rendre raifon de la même manière, non-feulement des déstrezintermédiaires O qu’il y a entre les corps les plus loüdcs , & ceux qui font les plus fluides i mais- encore de ces différentes confiftcnces , que l’on diftingue par les noms dc friable, de rénace, de glutineux & d’autres femblables j car plus les par¬ ties compofanres d’un corps auront de folidité à proportion de leurs fiirfaces , quoique ce corps par l’aptitude du contaét dc fes parties puifle faire cc c]u’on appelle un corps dur , plus aiilfi fera-t-il caflanr. ' Mais quand les furfaces des parties compofantes auront beaucoup d’éten¬ due fur une petite quantité de matière , les corps qu’elles compolent quoi¬ qu’ils puiiTent être mois &: légers, feront cependant ténaces & glutineux ; car bien que la flexibilité des parties qui compofenr ces corps , admette un chan¬ gea ent ailé dans leur figure , lorfqu’il fera occafionné par une force étran¬ gère j cependant lorfquc ces parties fe toucheront par un grand nombre dc 'points différens , cl'es feront difficilement léparécs. On peut mettre les fcis! cryftallifez , les réfines autres femblables lubftanccs dans cerre premiere claflé i les térébenthines , les gommes & d’autres peuvent être compiiles dans la fécondé. (lÿ Le dernier ufage que l’on peut faire de cette doétrinc , c’eft de fc former par fon moyen une aufii jufte idée qu’il fe pourra de ce qui fair la plus grande partie des produits de cette nature lous le titre de Principes, Il faudroic employer ties volumes, fi l’on vouloir tracer les faux raifonne- mens V & toutes les abîurditez qui ont été écrites fur ce fujec : c’eft pour¬ quoi nous lespafferons fous filence , ôc nous examinerons feulement fous quel](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b30417272_0001_0100.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)
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