Volume 1
Pharmacopée universelle raisonée, ou l'on trouve la critique des principales preparations qui sont dans les boutiques des apothicaires, la manière de découvrir celles qui sont sophistiquées, & les régles qu'il faut suivre pour composer des formules destinées a être gardées ou mises en usage sur le champ / traduite de l'anglois sur la onzieme edition augmentée de beaucoup, et corrigée par M. Clausier.
- John Quincy
- Date:
- 1749
Licence: Public Domain Mark
Credit: Pharmacopée universelle raisonée, ou l'on trouve la critique des principales preparations qui sont dans les boutiques des apothicaires, la manière de découvrir celles qui sont sophistiquées, & les régles qu'il faut suivre pour composer des formules destinées a être gardées ou mises en usage sur le champ / traduite de l'anglois sur la onzieme edition augmentée de beaucoup, et corrigée par M. Clausier. Source: Wellcome Collection.
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![fait une de (es parries, contient au moins une par'tie élémentaire d’eau avec de la terre $. 5^, 6c que chacune de Tes parties d’huile exaltée eft com- pofée d’un ici Sc d’une terre rrès-fubtile qui eft le fouphre principe §. 10. ] La corroftoiî , chez les Chymiftes , eft la dilfolntion des corps par un men- ftrue acide ou par d’autres menftrues falins : Ainli ce que nous avons dit ci- deftus , peut nous aider en partie à expliquer cette opération. Ce qu’il y a ae par[icL.liet à l’égard de k corrolîon , ceft qu’elle ell prefq’uniqiement deltinee a la diflTolution des corps les plus durs ôc les plus compads tels que les os & les métaux : deforte qu’il femble que les dilfolvans falins font douez d une force finguliere & très-confidérable. Il ne fera pas inutile d’en développer ici la caule , & de l’expliquer d’une maniéré claire. Les liqui- des , foit acides , foie urineux , ne fant autre chofe que les fels mêmes dilloucs dans un peu de phlegme. C’eft pourquoi étant folides, de parcon- lequent contenant une quantité confîdérable de matière , ils doivent non- leulement s’attirer davantage les uns les autres , mais encore être plus ai- tirez par les particules du corps qui doit fubir la diffolution : Et comme leurs arrradions d diftances égales (ont en raifon de leurs volumes , pofé I uniformité des autres circonftances ; lorfque ces corps trcs-folides font mis dans des menftrues falins, l’airradion y eft plus forte que dans les autres diftolvans ; & le mouvement qui eft toujours proponionnel d l’attradion, y devient plus violent. On peut aifément concevoir , comment il arrive par une telle augmentation de mouvement , que les fels.font pouifez comme de petits dards dans les pores des corps qu’ils dilTolvent, qu’ils ouvrent &: relâchent leur cohérence, quelque ferme qu’elle (oit. Ce qu’il y a encore a obferver dans la corrofion , c'eft que plus, les particules du menftrue font (ubtiles, plus vire aulîi & plus fortement pénétrent-elles le corps. Car le mouvement que l’attradion produit , eft toujours le plus arand 6c le plus confidérable dans les corpufcules les plus petits; & il eflTlanfruif- fant ou prefquc rien dans les corps qui font d’un gros volume. En effet une petite particule eft portée avec une vîtefte confidérable ; au lieu qifunc plus grande eft fouvent à caufe de l’étendue de fa furface arrêtée par le (luidc qui l environne , 6c privée de mouvement. De cette petiteffe des particules il s’enfuit encore un autre avantage , qui eft qu’elles s’approchent de plus près du corps d diffoiidre ; 6c d moins qu’une telle proximité n’ait lieu, la force attraétive ne fe fera pas fentir. C’eft pourquoi il arrive que cés mê¬ mes fels , qui étant diffoucs dans l’eau , ne font que peu d’impreftion fui les métaux ; neanmoins s ils font de la forme d’e(prit acide , ils les pé¬ nétrent facilement & les dilfolyent. Car après la diftdlation , non-feulemenc il refte une moindre quantité d’eau, mais les corps falins font tellement divifez 6c bnfez par le feu, quils deviennent plus capables d’être mis en mouvement par la force, atrraélive : c’eft pour cela qu’un tel dilfolvanr dif- tillé eft beaucoup plus efficace qu’aucune (impie foluiion faline , que l’on fait ordinairement dans de l’eau. ^ c ^ diflolution des réfines, des fouphres , des gommes, 6c de femblables fubftances qu’on tire des végétaux ; cet examen convient plus proprement en d’antres chapitres , tels que ceux de la digeftion , 6: de fa diuerence des diffoivants. Nous remarquerons (euleinenc ici, que les](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b30417272_0001_0123.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)
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