Volume 1
Pharmacopée universelle raisonée, ou l'on trouve la critique des principales preparations qui sont dans les boutiques des apothicaires, la manière de découvrir celles qui sont sophistiquées, & les régles qu'il faut suivre pour composer des formules destinées a être gardées ou mises en usage sur le champ / traduite de l'anglois sur la onzieme edition augmentée de beaucoup, et corrigée par M. Clausier.
- John Quincy
- Date:
- 1749
Licence: Public Domain Mark
Credit: Pharmacopée universelle raisonée, ou l'on trouve la critique des principales preparations qui sont dans les boutiques des apothicaires, la manière de découvrir celles qui sont sophistiquées, & les régles qu'il faut suivre pour composer des formules destinées a être gardées ou mises en usage sur le champ / traduite de l'anglois sur la onzieme edition augmentée de beaucoup, et corrigée par M. Clausier. Source: Wellcome Collection.
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No text description is available for this image![2®* Il faut remarquer auflî que le feu change fouvent le degré de den<* fité fpécifique par la propriété qu’il a de réToudre > de dilater & quelque¬ fois meme de condenfer les corps. Ce que nous avons dit depuis le commencement de ce §. prouve aflez que la denfiré de la matière célefte, eft- la caufe de la pelanteur des élé- mens, aulli bien que des çorpufcules dont le volume approche de celui des particules élérnentaires. Mais les caufes que voici, influent principale¬ ment fur la gravité.des corps de plus de volume quoiqu’elle ne lailfe pas d’avoir part auflî, à. celle des élémens & des corps les plus petits. La premiere eft.le mouvement circulaire de la matière fubtile. L’impref- fion que ce mouvement donne au corps principalement d’un grand volu¬ me & même aux élçmens de cbdelTus , nous eft repréfentée dans celle que reçoit ui?e pierre, qui s’échappe d’une fronde tournée circulairementcette pierre part fuivant la, tangente du cercle,qu’elle a décrit. Il eft vrai que fa. pefanteur lui fait peu , à peu quitter ,cé.t'Cç ligne j ^ais, ce u’eff pas de quoi il s’agit) ici. I-es corps de quelque; vaLume font donc pouflez de la même maniéré à la circonférence de la matiére'célefte tant par/on plus de denflté quo par ce qu’on va voir dans les caufes qui ftiivenr. La féconde caufe de la gravité des corps eft l’augmentation de leur vo*- iume. Nous en avons déjà dir la raifon j c’eft que l.é volume augmente en moindre raifon que la folidité •, mais une autre raifon encore que )e ne trou¬ ve nulle part,’c’eft que la matière éthérée pafle plus difficilement à travers les corps d’un certain volume qu’à travers ceux c]ui lont fort petits j parce que dans les premiers les pores ont plus d’interruptions & de tortuoliiez. Nous> en,a uns des exemples dans un corps tranfparent fort épais auquel l'épaitîeur; fait perdre la tranfparence & même, dans tous les corps opaques épais que la- chaleur pénétre plus diffîcilemenr. Cetre dernierc railon n’a heu qu’a l’égard- delà matière fubtilc &c la précédente à l’égard de l’air ôc de cette matière. La troifiémè caufe eft la denlicé fpécifique qui fait plus de réfiftance à; la matière éthérée, ainfi que nous l’avons déjà dit, & qu’il y en a plufieurs ex*-- périences. La denfiré des corps, leur volume, la matière éthérée &: fon mouvement fonr donc les caufes de la gravité. La péfanteut fpécifique.de celles dans lefquelles ou les pcfe la leur diminue. Le peu d’augmentation de volume qui fe fait dans le fee même rougi au feu &la grande raifon qu’il y a entre la pefanreur fpécifique de l’air & celle du fer qui eft de Ct 800 , eft peut-être la.principale raifon qui fit que les balances les plus juftes ne nous firent pas voir ce qu’il femble que le fer devoir avoir diminué de poids. Si cette raifon n’étoit que de 5.à- 6, comme celle des pefanteurs Spécifiques de l’eau & du bois de. chêne, elle fe remarqueroic aifémenc *, puifqu’un bâton de quelques pieds de quel¬ que bois même que ce (oit , pofé perpendiculairement de fa longueur fur l’eau s’y enfonce. < .• Je crois que je n’aurai guerres de Leébeurs qui ne fcacKenc que les microfeo» pes quigroflifleut le plus les objets, ne peuvent pas nous faire voir la configura- tion d’une partie élémentaire d’eau, ni même celle d’un acide ni d’un al¬ cali. Ainfi. qu’ils ne fe^'ont pas étonnez de n’avoir vu fur-tour dans ce §. de UC voir nonplus dans la fuite des démonftrations que par leseffetSi](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b30417272_0001_0068.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)