Volume 1
Pharmacopée universelle raisonée, ou l'on trouve la critique des principales preparations qui sont dans les boutiques des apothicaires, la manière de découvrir celles qui sont sophistiquées, & les régles qu'il faut suivre pour composer des formules destinées a être gardées ou mises en usage sur le champ / traduite de l'anglois sur la onzieme edition augmentée de beaucoup, et corrigée par M. Clausier.
- John Quincy
- Date:
- 1749
Licence: Public Domain Mark
Credit: Pharmacopée universelle raisonée, ou l'on trouve la critique des principales preparations qui sont dans les boutiques des apothicaires, la manière de découvrir celles qui sont sophistiquées, & les régles qu'il faut suivre pour composer des formules destinées a être gardées ou mises en usage sur le champ / traduite de l'anglois sur la onzieme edition augmentée de beaucoup, et corrigée par M. Clausier. Source: Wellcome Collection.
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![VlIirERSELLE-KAISONNJ^E, éf Tàde j pendant que , fi l’on cxatninoic avec attention comment c,ette cure s’eft faite, l’on verroit quelle vient de quelque autre caufe , à laquelle on n’avoit pas fait attention. Mais en général le monde eft fi ftijct à s’abufer fur ces fortes <îe chofes , que s’il vient à arriver que l’on guérifte de quelque maladie pen- <lant l’ufage d’un remède qui porte ce titre pompeux , quand même on au- coit employé en même-tems d’autres moyens capables de faire cette cure Ton ne laiftera pas ft’en attribuer toujours l’effet à ce remède j particulié- jrement lorfquc ceux qui trouvent leur compte à en impofer au Public, feront appeliez auprès des malades j la plupart étant des gens affez adroits pour «irer parti du préjugé qu’ils ont établi en faveur de leurs remèdes ; en forte ^^u’indépendamment que cette idée favorife extrêmement la pareffe, en ce Su’elle peut couvrir & difculper l’ignorance ; c’eft qu’elle peut fervir comme ’afylc aux fourberies & aux rufes des impofteurs , qui -fous ce prétexte abu- fent le Public avec leurs remèdes ridicules, ôc font mille fois plus de vols qu’ils ne guériflent de maladies. éi. 3. On pourra de même par-là reconnoitre l’impoftibiliré manifefte jdu Plein dans la Natures dont tant de gens paroiftent entêtez-, car on dit .qu’un corps a plus de fluidité qu’un autre, à proportion que les parties font |)lus_tenucs, & plus capables de rouler les unes fur les autres. Mais cette dernicre propriété venant de ja rondeur ou figure fphérique des particules qui compofent ce fluide , quand même nous fuppoferions que ces parti¬ cules par leur petireffe rendiflent ce fluide auffi fubtil qu’il nous plairoif, fiéanmoins comme ces particules font folides en elles-mêmes ôc féparément, Ce qu’elles ont une figure fphérique ou qui en approche ; elles ne fçau- roient jamais fe toucher dans touâ- les points de leur furface. C’eft donc dans les interftices qii’occafionne ce ^défaut de contad, qu’éxifte ce vuide qui a donné lieu à tant de difpures. On pourroit faire beaucoup d’autres argumens auffi concluans contre cette opinion du Plein , Sc qui pourroient prouver la néceffité du contraire ; mais comme cela pourroit nous emporter trop loin de notre fujçt/nous n’en dirons pas davantage, indépendam- inent des erreurs que cette dodrine détruit dans la Philofophie naturelle, .elle nous conduit naturellement à ce qui fuir. 6y I. C‘eft-à-dire, à la difference qu’il y a entre la pcfantcur abfolue, ZC la pefanteur fpécifique. La premiere eft cette propriété qui fe trouve également dans tous les corps à proportion de la quantité de matière qu’ils contiennent, fans avoir égard à leurs volumes ; en forte qu’une livre péfanc tie bois piiinc etre dite abfolument la même pefanteur, qu’une livre de fer. JLa fécondé, qui eft la pefanteur fpécifique ou rélative, eft cette propriété par laquelle un corps eft plus pefant qu’un autre corps de même volume , Zi. fe trouve toujours tel à proportion de la quantité de matière <]ui eft con¬ tenue fous ce volume : ainfi un pouce cubique de fer fera plus pefant qu’tm pouce cubique de bois ; parce que les particules qui compofent le fer , étant plus lohdes & unies pltis^ écroipment enfemble 5^ ou , ce qui revient au tneme,^ y ayant moins d’interftices ou moins de vuide entre ces particules, qiiil ny en a dans celle du bois; il doit y avoir intrinféquemenr plus de matière ÿns le volume du pouce cubique de fer, que dans celui de bois. Ainli le fer (era fpecifiqucment plus pefant que le bois, mais non pas abfo- Jument ; parce ^ue la même quantité de matière dans le bois, pefe autant; l](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b30417272_0001_0099.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)
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