Traité pratique des maladies des pays chauds et tropicaux / par J. Brault.
- Brault, J. (Jules), 1862-1916.
- Date:
- 1900
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Credit: Traité pratique des maladies des pays chauds et tropicaux / par J. Brault. Source: Wellcome Collection.
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![En dehors des parties defrichees,le pays n’est ]e plus souvent qu’urie succession demarecages stagnants et deforets vierges, c’est ainsi quenousavons les marigots de Ja Senegambie, les marais a paletuviers de Madagascar,etc. A l’interieur et tout alentour de ces grands marais fetides, les graminees et les cyperacees abondent, il yalaune prodigieuse exuberance de vegetation herbacee des plus prejudiciables. A la saison seche, Eberbe meurt, et quand les eaux se reticent, elles laissent a la surface du sol un lirrion, une boue aussi fertilisante que dangereuse. On le voit : chaleur, humidite, detritus organi- ques ; tout est reuni pour constituer Je terrain le plus favo¬ rable au paludisme et aux hotcsincommodes qui se chargent de nous Pinoculer (1). Pathologie generale.—1° Paludisme.—C’est en effet Pen- demie la plus redoutable de ces paystropicaux, tous les types s’y rencontrent, depuis les varietes intermittentes jusqu’aux pseudo-continues, depuis les formes larvees jusqu’aux acces pernicieux et a la cachexie paludeenne. It est meme un type de fievre bien particulier qui se ren¬ contre en Afrique, de preference a tous les autres pays tropi- caux, c’cst la fievre bilieuse hemoglobinurique, sur laquelle on lait en ce moment meme une enquete approfondie. Cette fievre, sur la patbogenie de laquelle nous besitons encore beaucoup aujourd’bui, est surtout commune sur la cote ouest, depuis le Senegal jusqu’au Congo; elle se rencontre egale- ment avec une grande frequence a Madagascar. J’ai observe des cas ayant ces deux provenances, je n’ai jamais vu la fievre cliez les paludiques de PAfrique du Nord(2). Presque toujours la bilieuse hemoglobinurique survient cliez d’anciens impaludes, tantot Pon rencontre les hema- tozoaires deLaveran, tantot Pon ne trouveaucunmicro-orga- nisme. Certaines bemoglobinuries surviennent manifeste- ment a la suite d'abus quiniques, cela a fait penser a cer- (i) Moustiques. [i) Voir Mense, Archiv. fur Schi/fs und Tropen Hygiene. 1899, p. 25. El le n’existe pas non plus en Egypte et dans les pays barbaresques.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b31365371_0554.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


