Volume 1
Examen critique des nouvelles doctrines sur l'huile de foie de morue, mises au jour par M. de Jongh ... et par M. Klencke / [Hessel Mozes Duparc].
- Duparc, Hessel Mozes.
- Date:
- [1846?]
Licence: Public Domain Mark
Credit: Examen critique des nouvelles doctrines sur l'huile de foie de morue, mises au jour par M. de Jongh ... et par M. Klencke / [Hessel Mozes Duparc]. Source: Wellcome Collection.
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No text description is available for this image![nier directement la présence de l’iode, du brôme et d’autres principes dans l'huile de foie de morue, il leur refuse toute espèce d'action. A l'appui de cette opinion, il rappelle d’abord les heureux résultats que l’on a obtenus dans la scrophulose par l'emploi du lard grillé, dans lequel on n'a bien certainement pas rencontré d’iode : ; puis il annonce avoir vu guérir rapidement et pour ainsi dire à vue d'œil par le lard, dont l'honneur de la première administration revient au docteur Popken, de Jever, teus les symptômes de la scrophulose, soit que celle-ci se manifestât par une atrophie générale, par des abcès ou par des affections osseuses. Ainsi prétend-il encore (page 20) qu'il est inutile de rechercher l’ivde et le brôme dans l'huile de foie de morue; qu'elle agit par sa qualité d'huile, et particulièrement par ses principes gras, qui, en pénétrant dans l'organisme, y produisent des modifications physiolo- giques qui, dans l'état de santé, ont lieu d’elles-mêmes, mais qui ont pour résultat, lorsquele corps est malade, d'abord une réaction, puis la guérison. Mais si l'huile de foie de morue n’exerce sur l'organisme animal qu’une action identique à celle du lard et d’autres espèces de graisses, pourquoi l’auteur a-t-il donc traité Spécialement et à dessein de cette huile ? Les nombreuses contradictions que l’on rencontre dans son travail peuvent nous expliquer ce fait jusqu’à un certain point ; nous ajoute- rons encore que si l’on y trouve beaucoup de bonnes choses , comme résultats de l'expérience et de l'observation, on s'aperçoit aussi qu’en Ée l’auteur à traité son sujet sans ordre ni méthode. Ne voulant pas dépasser les limites que nous avons dü nous prescrire, nous ne feurnirons ici que le nombre de preuves strictement nécessaires pour démontrer la justesse de notre jugement. Ainsi nous lisons (page 36) que l'huile de foie (et suivant ce qui a été dit plus haut, les huiles el ies autres espèces de graisses) doit être considérée comine un subrogé de la bile, qui, par la digestion et par la circulation des fluides , Se trans- forme aussi en bite et devient tantôt de l’albumine , tantôt une huile (!). Pour appuyer cette hypothèse, l'auteur soumet au jugement de ses lecteurs les recher- ches microscopiques qu'il a faites relativement au chyle, sur des animaux qu’on avait fait jeuner et sur des chats (page 41) atteints de la gale, maladie qui à la plus grande analogie avec la scrophulose (?) (page 54). Nous n'avons, il est vrai, qu’une connaissance superficielle des recherches et des expérimentations physiologico-pathologiques, et nous nous attendions à ren- contrer chez M. Klencke des connaissances plus étendues et des considérations plus approfondies ; cependant toutes les preuves qu’il a produites sont en OPpPoOsi- tion directe, non-seulement avec les lois de la physiologie moderne, mais encore avec les progrès les plus récents de la chimie organique , entre autres avec ceux dus à l’ingénieux Liebig (1), qui, quoique perdant quelquefois trop de vue la phy- siologie, Suivant Schleiden , ne nous a pas moins éclairés d’une manière parfaite sur Putilité de la graisse au point de vue physiologique. Une couple d'exemples suffiront pour justifier cette assertion. Ainsi le docteur Klencke prétend (page 77) que l’huile de foie exerce une action réelle sur la qualité même de la bile et sur son aptitude particulière à favoriser la chylose, et que c’est par ses proportions plus ou moins grandes de principes gras qu’elle concourt prin- cipalement à la chylification, par suite de la transformation de ces principes en albumine, Il veut démontrer ia première de ces propositions par des expériences faites Sur des chiens et des chats en état de santé, dont il lia le canal cholédoque et qu'il nourrit ensuite avec de l'huile de foie , sans pouvoir remarquer ni de l’amai- grissement, ni le moindre trouble dans la chylification. L'auteur pense pouvoir conclure de ces expériences, d’abord, que la bile doit favoriser la chylose par la (1) Pewerktuigde Scheikunde. Hollandsche Uitgave, door F, C, Donders, b]. 70](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b29345972_0001_0012.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)