Méthode d'aspiration continue et ses avantages pour la cure des grandes amputations : lue à l'Académie des sciences le 4 novembre 1867 / par M. le dr Maisonneuve.
- Maisonneuve, Jacques Gilles, 1809-1897.
- Date:
- [1867]
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Credit: Méthode d'aspiration continue et ses avantages pour la cure des grandes amputations : lue à l'Académie des sciences le 4 novembre 1867 / par M. le dr Maisonneuve. Source: Wellcome Collection.
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![— 0 — r Obs. l®. — Arthrite suppurée du genou gauche. — Amputa- tion de la cuisse. — Emploi des lotions alcooliques et de l'ap- pareil pour l'occlusion pneumatique. — Guérison. Léclanchot (Jacques), âgé de 65 ans, marchand ambulant, se présenta à l’Hôtel-Dieu, le 12 mai 1866, ]X)ur y être traité d’une tumeur blanche du genou gauche. Cette affection, encore de date récente, puisqu’elle remontait à peine à 8 mois, avait fait des progrès rapides et déterminait d’hor- ribles douleurs. Bien que dès le premier jour on eût reconnu l’existence d’une suppuration intra-articulaire, on crut devoir tenter l’action des moyens résolutifs. Le malade fut soumis à l’usage de l’iodure de potassium; le membre fut parfaite- ment immobilisé, on exerça sur l’articulation une compres- sion douce et méthodique. Malgré l’emploi de ces moyens, il ne se produisit aucune amélioration ; loin de là, l’état général déjà fort ébranlé s’altéra de plus en plus, au point qu’on dut hésiter à proposer l’amputation, de crainte que le malade ne pût la supporter. Après mûres réflexions cependant, l’opéra- tion fut décidée et exécutée, le 18 juin 1866, de la manière suivante : Le malade étant soumis au chloroforme, M. Maisonneuve tailla d’abord par transfixion un large lambeau externe ; dans un deuxième temps, il fit la section du fémur ; puis, re- prenant le couteau, il acheva l’opération en taillant à plein tranchant un large lambeau interne. Les ligatures furent ensuite pratiquées avec soin, la plaie lavée avec l’alcool à 40% puis essorée avec un linge sec. Ses lèvres furent rapprochées mollement et maintenues au moyen de quatre points de suture très-espacés ; on appliqua de suite sur le moignon des compresses longuettes’, puis une bande circulaire, le tout imbibé d’une solution de permanganate de potasse. Ceci étant fait, M. Jules Guérin qui avait proposé d’expérimenter devant les élèves son appareil d’occlusion pneumatique, voulut bien en l'aire l’application : il coiffa d’a- 2](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b22332066_0017.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


