Appendicite chronique et dyspepsie appendiculaire : thèse présentée et publiquement soutenue devant la Faculté de médecine de Montpellier le 29 février 1908 / par Joseph Roucairol.
- Roucairol, Joseph, 1879-
- Date:
- 1908
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Credit: Appendicite chronique et dyspepsie appendiculaire : thèse présentée et publiquement soutenue devant la Faculté de médecine de Montpellier le 29 février 1908 / par Joseph Roucairol. Source: Wellcome Collection.
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![voit, dos enfflnts, partis gaà'ment le matin pour l’école, suc- comber le soir à une péritonite suraiguë par perforation. Karevoski a communiqué à la Société de Médecine de Ber- lin, sa statistique personnelle sur ce qu’il appelle « les inter- ventions ultra-précoces ». Il a réimi 33 observations de mala- des, dont la symptomatologie se confinait dans des troubles digestifs chroniques ou à répétition : vomissements, diarrhée, constipation. Dans la fosse iliaque droite, on constatait de la sensibilité au point de Mac Burney et du tympanisme cœcal. Son diagnostic fut celui de dyspepsie d’origine appendicu- laire et il proposa une intervention ; les malades refusèrent. Sur les trente-trois, combien se sont félicités de leur déci- sion ? Sept seulement, dont les fonctions digestives ne se sont point améliorées, restent sous le coup d’une attaqué d’ap- pendicite. Cinq sont morts d'appendicite pour avoir été opé- rés trop tard ou même sans être opérés ; neuf ont été opérés en pleine suppuration et ont guéri ; tous les autres ont été opérés avec succès à l’occasion d’une attaque d’a])pendicite. Si l’on rélléchit aux enseignements de cette statistique, on ' peiibleur accorder une certaine valeur. c) La dyspepsie appendiculaire s’accompagne de typblo- colite ; on comjirend que le chirurgien hésite et réfléchisse, surtout si l’afTection affecte une allure chronique. Intervenir, dira-t-on, après la retentissante communication de Dieulafoy, après les résultats opératoires si néfastes qu’il a observés, après les discussions,de Le Dentu, de Ricbelot, de Reclus, de tant d’autres. L’hésitation pourtant n’est pas de mise, si l’on est sûr de son diagnostic local, si l’on n’ « opère ])as au ha- sard du couteau, en pratiquant des opérations coupables par cela seul qu'elles sont inutiles » (Reclus). Si certains chirur- giens ont une tendance à oi)érer à outrance, c’est une affaire non de doctrine, mais de conscience, et Dieulafoy a bien fait.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b22424349_0096.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


