Recherches historiques et critiques sur l'étiologie et la prophylaxie de la fièvre typhoïde / par Noël Gueneau de Mussy.
- Gueneau de Mussy, Noël.
- Date:
- 1877
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Credit: Recherches historiques et critiques sur l'étiologie et la prophylaxie de la fièvre typhoïde / par Noël Gueneau de Mussy. Source: Wellcome Collection.
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![pris des trois premières, ce qui a dù se passer pour la quatrième. Quel- ques renseignements, moins précis et moins concluants cependant que ceux que nous venons de rappeler, semblent justifier ces présomptions. » Ou affirme que la fièvre typhoïde était inconnue à Queensland avant qu'elle y eût été impoi'tée d'Angleterre par un navire d'émigrants appelé \el\mge volant. On a dit qu'elle avait été introduite dans l'Amérique du Nord par une colonisation européenne, et qu'un long temps s'écoula avant qu'elle pénétrât dans la vallée du Mississipi. » Ces importations de maladies, marquant la date de leur apparition dans des contrées où elles étaient inconnues jusque-là, sont certainement le témoignage le plus éclatant, le plus irrécusable qu'on puisse invoquer en faveur de leur origine par contagion et contre leur développement spontané. » Des observations tirées de la pathologie comparée concluent dans le même sens. Plusieurs fois la variole des moutons et la peste bovine ont envahi les Iles Britanniques : la destruction de tous les animaux (jui en étaient atteints a extirpé le fléau aussi sûrement qu'on serait certain d'anéantir l'espèce chardon si l'on pouvait en arracher tous les pieds et en détruire toutes les graines. » Pour la fièvre typhoïde, affirme le docteur Budd, le poison infectieux est jeté au dehors, sous une forme qui le met entièrement en notre puis- sance et nous fournit le moyen de le rendre inoffensif. » Un dernier argument qu'on a fait valoir pour établir la possibilité du développement spontané des maladies contagieuses, c'est qu'elles ont nécessairement commencé, et que, chez le premier malade qui en a été atteint, elles ont dû se développer spontanément. » Pour réduire cetargumont à sa juste valeur, il suffit de rappeler qu'il s'applique à toutes les espèces vivantes. Elles ont certainement com- mencé et elles ne se perpétuent cependant que par voie de génération. L'ignorance de leur origine première ne nous inspire aucun doute sur le procédé qui a ])résidé à leur reproduction ; un homme a la gale ; il ne sait pas où il l'a gagnée ; nous ne croyons pas pour cela que l'acarus se soil développé spontanément, pas plus que nous ne croyons à l'évolu- tion spontanée des végétaux qui se développent dans des lieux où on ne les avait pas vus croître jusque-là. » L'origine première des germes infectieux, comme celle de toute la procession des types organiques qui ont successivement paru sur la terre, nous est absolument inconnue; mais tout tend à établir qu'une fois créés, ils se propagent de la même manière.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b22295562_0106.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


