Recherches historiques et critiques sur l'étiologie et la prophylaxie de la fièvre typhoïde / par Noël Gueneau de Mussy.
- Gueneau de Mussy, Noël.
- Date:
- 1877
Licence: Public Domain Mark
Credit: Recherches historiques et critiques sur l'étiologie et la prophylaxie de la fièvre typhoïde / par Noël Gueneau de Mussy. Source: Wellcome Collection.
Provider: This material has been provided by The Royal College of Surgeons of England. The original may be consulted at The Royal College of Surgeons of England.
125/136 page 117
![grand bassin rempli d'un mélange de solution de sullale de fer el de so- lution phéni(iuée, il en fait mettre constamment dans le vase de nuit vide, et il en fait ajouter après chaque évacuation. Quaud la saison le permet, il entretient une libre ventilation dans la chambre du malade, en faisant allumer du feu dans le foyer et en tenant les fenêtres ouvertes. Il fait enlever les draperies et les tapis iimtiles et écar- ter le lit de la muraille |)our que l'air puisse circuler autour. Deux bassins doivent être placés dans la chambre : un contient de l'eau claire et l'autre une solution de chlorure de chaux; ils sont desti- nés à laver les mains des gardes ; une petite provision de sable à récurer et une pile de serviettes propres doit être mise à leur disposition. Par cet appareil de précautions il veut imprimer, dans l'esprit des personnes qui entourent le malade, un sentiment profond de la respon- sabilité qui leur incombe. Je crois cependant qu il y a un peu de luxe dans toutes ces prescrip- tions, qu'on peut les simplifier quelque peu; et après avoir désinfecté» comme nous l'avons dit. les selles et les cabinets d'aisance, s'en tenir pour lachambiv du malade à une vigilante propreté. La ventilation me ])araît devoir être praticjuée avec prudence. A Paris, où les complica- tions thoraciques sont si fréquentes et souvent si graves, tout en renou- velant l'air avec soin et laissant les fenêtres ouvertes pendant quelques heures chaque jour dans la belle saison, je pratique une ventilation plus modérée, surtout si le malade a des sueurs; il faut se rappeler avec quelle facilité se produisent dans cette maladie des localisations conges- tives, et j'ai vu plusieurs fois des phénomènes graves succéder à des ventilations imprudentes ou à des lotions froides pi'atiquées d'une ma- nière inopportune. Je reviendrai, du reste, sur ce point, quand je dis- cuterai le traitement général de la maladie. Comme la lièvre peut avoir été causée par l'eau dont le malade faisait usage, il est important d'examiner celle-ci, et. si on n'en est pas ahsolu' ment sûr, de la faire bouillir; il est utile de prescrire cette mesure à toutes les personnes qui dans la maison font usage de la même eau. Le linge de corps et les garnitures de lit doivent être plongés, dès qu'on les en- lève, dans un seau d'eau où on aura ajouté une grande cuillerée dechlo rure de chaux, qu'il croit plus commode pour cet objet que les autres désinfectants. Il voudrait qu'on fît bouillir le linge souillé par des ma- tières excrémentitielles, et que les objets de literie qui se refusent à cette opération, comme traversins, oreillers, matelas fussent passés dans un four chauiïé à U8 degrés centigrades. J'ignore si les ménagères de](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b22295562_0127.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


