Volume 1
Traité d'accouchemens, des maladies des femmes, de l'éducation médicinale des enfans, et des maladies propres à cet âge / Claude-martin Gardien.
- Claude Martin Gardien
- Date:
- 1807
Licence: Public Domain Mark
Credit: Traité d'accouchemens, des maladies des femmes, de l'éducation médicinale des enfans, et des maladies propres à cet âge / Claude-martin Gardien. Source: Wellcome Collection.
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![iripnté ; mais ce moyen, en faisant coiinoîtie que la malrice est dilatée, ne fait pas encore découvrir quelle est la nature du rcîrps qui érarle ses pavois. Si la matrice étoit distendue par de l'eau, des hvdatides , une (iiôle, un polype, la pres- sion f|iie Ton exerceroit snr son fond avec une main se trans— nieHroit à l'autre, dont le doi^t uidcx seioit placé sur l'ori- fice ou aux en\irons, comme dans la vraie grossesse. La ]-.rcssion peut se reporter sur le doigt placé vers l'orifirc dnns le cas de sqiiirres volimiineux , lorsque des corps iihroux ou carlilagineux viennent à se développer dans l'r- p.usseur des panus de la matrice : dès q\ie, à celte épo- que , le voluPi^e de la matrice peut dépendre d'une cause éttangère à la vraie grossesse , le toucher peut encore larsscr de l incerlitude sur l'état de la femme à la fin du troisième Hl.MS. Cet examen est d'autant plus facile que l'abdomen e t plus souple ; si la fetTime a beaucoup d'embonpoint, luie grande sensibilité , si les enveloppes du bas-ventre sont naturellement très-tendues, on pcjurroit ne pas réussir, à trois mois , à saisir la matrice , suivant sa longueur ; si ou ia renverse euire le pubis et le sacrum , on peut encore rr— ronnoître son développement , soit en parcourant avec le doigt sa surface postérieure , soit en appliquant son fond contre le sacrum , et en estimant ensuite quelle est la dis- tance du col à la symphyse du pubis. A (juatre mois , la matrice s'éiève au-dessus du détrojt supérieur de plusieurs travers de doigt ; on la sent facile- ment en palpant la région hypogastnque : c'est à cette épo- que , pour l'ordinaire, que la femme ressent les mouvemens de l'enfiint, et que l'on commence h exciter le mouvement de ballottement , qui , de l'aveu de tous les accoucheurs , sont les seuls signes infaillibles de grossesse. Avant l'un ou l'autre de ces mouvemens , nous n'avons que des doutes plus ou moins fondés en fa'veur de la vraie grossesse ; mais l'un ou l'autre de ces mouvemens caractérise , d'une manière](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21460607_0001_0545.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


