Volume 1
Traité d'accouchemens, des maladies des femmes, de l'éducation médicinale des enfans, et des maladies propres à cet âge / Claude-martin Gardien.
- Claude Martin Gardien
- Date:
- 1807
Licence: Public Domain Mark
Credit: Traité d'accouchemens, des maladies des femmes, de l'éducation médicinale des enfans, et des maladies propres à cet âge / Claude-martin Gardien. Source: Wellcome Collection.
Provider: This material has been provided by The University of Glasgow Library. The original may be consulted at The University of Glasgow Library.
599/620 page 577
ie. Diins la Ijinpimite , le ventre ré- sonna comme un tambour quand on le frapjje , on comme s'il y avoit un emphysème. Malgré ces dissembLinces qui puroissent assez tranchées , il est cependant arrivé que des femmes qui n'avolent qu'une tympauite de la matrice , ont été trompées par la tuméfaction du ventre , qui simuloit assez bien la vraie grossesse , pour qu'elles se soient crues eiueintes, quoique la matrice ne contînt que dus vents, qu'elles ont rendu au bout d'un certain temps. Cette collection de vents suppose toujours un état do dé- bilité de la matrice , qui lui permet de prêter et de se di- later lorsque ces gaz viennent à se raréfier. Cet amas de flnides gazeux vient-il du deliors , ou bien les gaz se dé- gagent-ils dans la cavité de l'utéius ? Si ces gaz jieuvent quelquefois venir du dehors, lorsque le col reste béant à la suite d'un accouciiement, ie pense que le plus souvent ils se forment dans la cavité de l'ulérus par la décomposition des litmienrs dont il est abrenvé , comme on voit pendant Tarte de la digestion des substances gazeuses se dégager des alimens , s'amasser dans l'estomac et le canal itites- tiiifil , et les distendre au point d'occasionner de violentes co! I îuics. Dans quelques cas , les gaz qui s'amassent dans l'utérus nu sont pas en assez grande qnantité pour produire une tjin- |iauite ; l'orifice s'('ntr'ou\r£!nt facilement , les ieuimes les rendent de temps en temps , et en s'échappant ils rendent (ui Ijruil assez semblable à celui des flatuosités qui sortent par l'auus. J'ui vu quelques femmes y être sujettes à la suite des couches : les femmes n'en éprouvent aucune incommo- dité , h l'exception de ce bruit extraordinaire , qui est in- volontaire et si déplaisant pour elles lorsqu'elles sont en ccnupagnie. Cette affection est purement locale , et paroît dépendre de la débilité de la matrice ; ou doit conseiller les Irictions- sèches sur la région qu'occupe cet organe, les injections et T o M E 1. 3/](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21460607_0001_0601.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


