Volume 1
Traité d'accouchemens, des maladies des femmes, de l'éducation médicinale des enfans, et des maladies propres à cet âge / Claude-martin Gardien.
- Claude Martin Gardien
- Date:
- 1807
Licence: Public Domain Mark
Credit: Traité d'accouchemens, des maladies des femmes, de l'éducation médicinale des enfans, et des maladies propres à cet âge / Claude-martin Gardien. Source: Wellcome Collection.
Provider: This material has been provided by The University of Glasgow Library. The original may be consulted at The University of Glasgow Library.
604/620 page 582
![ces premiers accidens ; et quand elles consulteroient, on lie po'.irroit pas reconiioître qu'ils tiennent à la présence d'un polype , parre que tous ces symptômes peuvent être produits par d'autres circonstances. S'ils déterminent le pra- ticien à porter le doigt dans le vagin , la diagnostic que l'on porteroit sur la nature du corps qui distend la matrice , ne peut devenir plus précis , qu'autant que le col seroit en- tr'ouvert. Lorsque le polype a acquis un certain voliune , les règles deviennent irrégulières , pins abondantes , cha- que époque est plus rapprochée ; les douleurs lombai- res et utérines deviennent plus fatigantes ; quoique tous ces dérangemens accompagnent constamment le dé\'eli)ppcmciit d'un polype, ils ne peuvent cependant pas ser\ir à prouver son existence , ]iarcc qu'on les rencontre également dans beaucoup d'autres maladies. Le travail propre à opérer l'expulsion des diverses subs- tances qui forrnent la fausse grossesse , se fait par un méca- nisme absolument semblable à celui de l'accouchement ordinaire : le plus souvent la matrice se délivre spontané- ment de ces corps étrangers, et ;\ moins qu'il ne survienne des accidens , la [nudence dicte de tout lui confier. La durée et l'intensité des efforts est moins considérable , lorsque la ma- trice ne contient que de l'eau, de l'air ou du sang; la ])ln3 petite dilatation sufTil pour que ces fluides puissent s'écouler. Les secours de l'art ne deviennent nécessaires qu'autant que les efforts de la nature ne sulllroient pas pour cnir'onvrir le col, et qu'il snr\ ieiulroit des accidens urgens i\ raison de la distension énorme à laquelle la matrice se trouve portée. La distension de la matrice ne peut devenir assez considérable pour produire des accidens graves etmettre la vie de la femme en danger, qu'autant que son orifice seroit obstrué ou sa di- latation empêchée p-n- des durcies squirreuses ! car, diVs que la distension de l'utérus est portée au degré do produire des accidens jjar la conjprcssion cpi'il exerce sur les vi^icères du lias-venlre, elle ne tarde pas à forcer le col à s'entr'ouvrir](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21460607_0001_0606.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


