Sur les 4 os intermaxillaires : le bec-de-lièvre et la valeur morphologique des dents incisives supérieures de l'homme, communication, faite à la Société d'Anthropologie de Bruxelles, dans la séance du 25 octobre 1882 / par Paul Albrecht.
- Albrecht, Paul, 1851-1894.
- Date:
- 1883
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Credit: Sur les 4 os intermaxillaires : le bec-de-lièvre et la valeur morphologique des dents incisives supérieures de l'homme, communication, faite à la Société d'Anthropologie de Bruxelles, dans la séance du 25 octobre 1882 / par Paul Albrecht. Source: Wellcome Collection.
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![[6] Cette idée de Vésale, de la non-existence de l’intermaxillaire chez l’homme, se soutint jusqu’au temps de Goethe et d’Okem Le pre¬ mier montra que dans le double bec-de-lièvre les intermaxillaires restaient isolés (x), formant le « bourgeon, » tandis que d’ordinaire ils se soudent de bonne heure avec les mâchoires supérieures. La théorie de Goethe a été acceptée sans conteste jusque dans ces der¬ niers temps. Cependant j’ai fait voir, dans une courte notice publiée en 1879 dans le Zoologischer Anzeiger (2), qu’il existe en réalité quatre os intermaxillaires, deux de chaque côté du plan médian, et que la fente du bec-de-lièvre ne passe pas entre l’intermaxillaire et la mâchoire supérieure, mais qu’elle est intraincisive, ou plutôt qu’elle passe entre les deux os intermaxillaires d’un côté. Il y a donc, à mon avis, deux os intermaxillaires internes, qui se soudent sur la ligne médiane, et deux os inter maxillaires externes qui se soudent, dans l’état normal, avec l’os intermaxiilaire interne du côté interne et avec l’os maxillaire supérieur du côté externe. Comme dans le bec-de-lièvre, la fente, d’après ce que j’ai exposé, passe entre l’intermaxillaire interne et l’intermaxillaire externe, le bourgeon dans le bec-de-lièvre double est formé par les deux os intermaxillaires internes, tandis que les intermaxillaires externes se sont soudés avec la mâchoire supérieure de leur côté. Il y a donc la différence suivante entre la théorie de Goethe et la mienne : i° D’après la théorie de Goethe, il y a deux os intermaxillaires (3) chez l’homme. Pour moi, il y en a quatre. 20 D’après la théorie de Goethe, le bourgeon (4) dans le bec-de- lièvre double est formé par les deux os intermaxillaires. D’après ma théorie, le bourgeon est formé par les deux os intermaxillaires internes. (9 « Bei der doppelten (sc. Hasenscharte ) trennt sich der Zwischenknochen von der oberen Kinnlade. » Goethe, Dem Menschen wie den Thieren ist ein Zwischen¬ knochen der oberen Kinnladen piguschreiben. Ausgabe in 36 Bànden. Stuttgart, Cotta, 1868, Bd XXXII, p. j59. (2) P Albrecht, Die morphologische Bedentung der seiilichen Kieferspalte und die wahrscheinliche Existent von vier Zwischenkiefern bei den Sàugethieren. (Zool. Anzeiger, Leipzig, 1879, n° 2G P- 207.) \) Goethe a très bien reconnu que son « Zwischenknochen » était un os pair, puisqu’il dit (loc. cit., p. i5o) : « Er ist selbst aus zwei Stücken zusammengesetzt, die in der Mitte des Gesichtes an einander stossen. x> l4) Le « Bürzel » des chirurgiens allemands et le « Knobbel y> de M. W. Vrolik, Handboek der piektekundige ontleedkunde, eerste deel, p. 453-](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b30468553_0008.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)