Diagnostic de la tuberculose par les nouveaux procédés de laboratoire / par L. Nattan-Larrier.
- Nattan-Larrier, Louis Adrien Albert, 1873-1966.
- Date:
- [1905]
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Credit: Diagnostic de la tuberculose par les nouveaux procédés de laboratoire / par L. Nattan-Larrier. Source: Wellcome Collection.
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No text description is available for this image![[1038] même, car on sait que les méningites aiguës à pneumocoque ou à ménin- gocoque, après une première phase de polynucléose céphalorachidienne, se traduisent dans les cas favorables par une seconde phase de mononu- cléose. Il faut se rappeler aussi que la mononucléose céphalorachidienne peut apparaître encore dans d’autres conditions. Achard et Laubry1, ayant accordé à ce signe une importance exagérée, ont porté le diagnostic de méningite dans un cas de tumeur du cervelet. De même, à la suite d’une fracture du crâne, quand le sang épanché dans le liquide céphalo-rachidien se résorbe, il peut se produire une lymphocytose, qui ne doit pourtant pas faire porter, comme dans le cas de Rendu et Géraudel2 3, le diagnostic de méningite tuberculeuse. » LE PHÉNOMÈNE DE MARMOREK ET LA TUBERCULINE-RÉACTION INDIRECTE A côté de la réaction par la tuberculine telle que l'a fait connaître Nocard, Marmorek a récemment mis en valeur un nouveau phénomène auquel il a donné le nom de Tuberculine-réaction précoce 3 : la réaction de Nocard indique l’existence des tubercules; le phénomène de Marmorek révélerait la présence des bacilles, dès leur pénétration dans l’organisme, avant même que les tubercules ne fussent constitués. Les expériences de Marmorek onL été faites à l’aide de cultures pures : lorsque l’on injecte sous la peau d’un cobaye une émulsion de bacilles de Koch, l’animal ne présente aucune réaction thermique; mais si, Aingl minutes plus lard, on lui inocule un tiers de millimètre cube de tubercu- line, sa température peut s’élever jusqu’à 40°. Le nombre des bacilles que l’on injecte est-il très faible, on obtiendra encore la tuberculine-réaction précoce si l'on fait pénétrer la toxine dans la masse cérébrale de l’animal. Marmorek conseille d’inocoler un animal de poids moyen dont la tempéra- ture ne dépasse pas 38°o; puis, trente minutes plus tard, de lui trépaner le •crâne avec un foret, et de lui injecter, dans l’encéphale, le quatre-vingtième d’une goutte de tuberculine pure. Deux à quatre heures après, la tempéra- ture de l’animal atteint son maximum et dépasse de deux degrés, au moins, la température initiale. Cette forte ascension thermique s’oppose à la faible fièvre d’un animal témoin qui ne reçoit que l’injection inlra-cérébrale de tuberculine. Comment convient-il de comprendre la tuberculine-réaction précoce? Pour Marmorek, la tuberculine, mise au contact des bacilles, les détermine à sécréter une nouvelle toxine, qui provoque les phénomènes thermiques. -Cette explication n’a pas été admise par M. de Chrislmas. Pour cet auteur, 1. Achard cl Laubry, Tumeur du cervelet prise pour méningite tuberculeuse, Soc. médt. des hôpitaux, 28 juin 1901. Inversement Crouzon et Lœper ont signalé un cas de sarcome cérébral, dans lequel des cellules sarcomateuses, tenues en suspension dans le liquide céphalo-rachidien, auraient pu être confondues avec des lymphocytes. 3. Marmorek, Soc. de hiol., 2S décembre 1903, et 22 janvier 1901; L. Nattan-Lar- rier, kl., 30 janvier 1904, et de Chrislmas, id., 13 février 1904. - *’«- **i4 rm-rc. -• .- .#](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b22429037_0020.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)