Diagnostic de la tuberculose par les nouveaux procédés de laboratoire / par L. Nattan-Larrier.
- Nattan-Larrier, Louis Adrien Albert, 1873-1966.
- Date:
- [1905]
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Credit: Diagnostic de la tuberculose par les nouveaux procédés de laboratoire / par L. Nattan-Larrier. Source: Wellcome Collection.
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No text description is available for this image![[1940] BACTÉRIOSCOPIE DIRECTE Les épanchements séro-fibrineux de la plèvre contiennent toujours très peu de bacilles de Koch \ aussi, peut-on bien rarement les découvrir par l’examen direct. Pourtant Fernet *, Ehrlich3, Weber4, Jakowski5, Tbue6, Grawitz ', Loriga et Pensunti8, réussirent, dans quelques cas, à colorer des bacilles dans les liquides pleurétiques. Netter9, reprenant l’ensemble des travaux publiés sur celte question, estime à 2 p. 100 la proportion des cas où le bacille de Koch a pu être coloré sur lame. L’examen des liquides péri- tonéaux fournira, peut-être, de meilleurs résultats; mais l’examen direct semble encore plus facilement applicable à l’étude du liquide céphalo- rachidien. Dans les méningites tuberculeuses, en effet, le liquide céphalo- rachidien, pauvre en fibrine, contient parfois un grand nombre de bacilles. « La présence du bacille de Koch sur les lames, disent Glaisse et Abrami, est peut-être habituelle, elle n’est pas constante. Parmi les statistiques nombreuses publiées jusqu’ici, il n’en est pas une où la recherche du bacille ail toujours été couronnée de succès. — Si certains auteurs l’ont presque constamment trouvé (Deniges et Sabrazès, 5 fois sur 6, Braun 5 fois sur 7, Slawick et Manicatide 16 fois sur 19, Lichtheim dans presque tous les cas) la majorité l’ont trouvé dans des proportions moindres, et certains même très rarement. C’est ainsi que Furbinger et Pfaundler le rencontrent seulement dans 70 p. 100 des cas; Bernheim et Moser 44 fois sur 60; Lutier (obs. de Widal, Dieulafoy et Letulle) 15 fois sur 25; Lenhartz 21 fois sur 46, Stadelman 22 p. 100, Bendix 1 cas sur S : Heubner, Monli, Marfan, Frankel exceptionnellement, seulement. La statistique la plus étendue est. celle de Pfaundler, elle concerne 200 cas pour lesquels cet auteur a suivi une technique extrêmement minutieuse. Or il n’a ren- contré le bacille que dans 75 p. 100 des cas dans les derniers jours de la maladie et dans 53 p. 100 à la période du début. » En résumé, dans 468 cas publiés jusqu’ici, on n’a trouvé que 269 fois le bacille'de Koch, soit dans 57,4 p. 100 des observations. La bactérioscopie directe du liquide céphalo-rachidien, ne possède donc une réelle valeur que lorsqu'elle donne un résultat positif ; un résultat négatif ne saurait démontrer que la ménin- gite n’est pas due au bacille de Koch 10. 1. Le liquide des hydro-pneumothorax est remarquablement riche en bacille : l’inocu- lation de quelques centimètres cubes de liquide suffit pour tuberculiser le cobaye, la simple sédimentation pourrait parfois permettre d’isoler des bacilles. Voir Netter, Traité de médecine de Bouchard et Brissaud, t. VU, p. 500. 2. L. Fernet, Soc. méd. des hôpitaux, 22 février 1895. 3. Ehrlich, Berliner hlinisch Wochenschrift, 1887. 4. Weber, Thèse Saint-Pétersbourg, 1895, 5’. Jakowski, Zeitschrift filr klinische Medicin, XXII, 1893. 6. Thue, N or s h Magazine for laegevidenskahen, mars 1895. 7. Grawitz, Chante Annalen, 1893. 8. Loriga et Pensunti, Rivista d'igiene etsanità puhlica, 1892. 9. Netter, Traité de médecine, t. VII, p. 401. 10. GrilTon conseille de centrifuger 5 centimètres cubes de liquide céphalo-rachidien aussitôt après la ponction lombaire, de recueillir le culot, d’en faire un frottis peu étalé, de le colorer par les méthodes habituelles, Soc. anat., 1903.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b22429037_0022.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)