Maladies de la vessie et du pénis / par F. Legueu et E. Michon.
- Félix Legueu
- Date:
- 1912
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Credit: Maladies de la vessie et du pénis / par F. Legueu et E. Michon. Source: Wellcome Collection.
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![luOmo d'un chancro aiilcrieur; des l'ails de môme ordre onl élô cités par Cripps et Siblcy. L'épitliclioma peut enfia succéder à des lésions bénignes anté- rieures; c'est ainsi que l'on a vu la transformation maligne de végé- tations, de cornes du gland, de cette lésion chronique décrite récem- ment par M. Queyrat sous le nom d'érythroplasie; mais cela n'est pas fréquent. ANATOMIE PATHOLOGIQUE. — C'est toujours au niveau de l'extré- mité de la vei'gcque débute le cancer, soil sur le prépuce, soit sur le gland. Le lieu d'élection de ce début semble être le sillon de la rai- nure du gland sur la face dorsale; de là il gagne, d'une part, la face muqueuse du prépuce, qui s'ulcère, s'épaissit et s'indure et, d'autre part, la muqueuse du gland, qui, envahie, présente une lésion qui s'oppose à celle du prépuce. On peut voir enfin le début avoir lieu franchement sur le gland ou sur la face interne du prépuce. On a cherché à établir, d'après des statistiques, si le début était plus fréquent au gland et au prépuce; d'après Demarquay, Thomson, Barney, c'est sur le premier que se trouve le plus souvent le point de départ; Kauffmann est de l'avis contraire. Exceptionnellement l'épilhélioma pénien a son origine au niveau du méat [ Morestin (1), Lecène (2), Ménard et Michon (3)]. Dans ce mode de début, il sagirait alors d'épithélioma pavimenteux tubulé. Exceptionnellement aussi on peut voir l'épithélioma du pénis pren- dre naissance, comme dans les cas de Poncet et de Guiard, au niveau des trajets fistuleux. Au point de vue macroscopique, le cancer de la verge se présente sous deux formes ; la plus fréquente est le cancer végétant, formé par des excroissances sanieuses et friables en choux-fleurs, pouvant parfois arriver à doubler ou tripler le volume du gland. Dans d'autres cas, au contraire, le cancer forme une ulcération à bord induré, qui peu à peu ronge et détruit en profondeur. Un point intéressant de l'évolution de ce cancer de la verge est sa propagation aux parties voisines. Très rapidement le prépuce est infiltré et envahi. Il est surtout utile de savoir, au point de vue du traitement opéra- toire, comment se fait la propagation dans le tissu érectile, corps spon- gieux et caverneux, et comment a lieu l'envahissement ganglionnaire. Lorsqu'on est en présence d'une tumeur d'origne cutanée, l'aponé- vrose d'enveloppe des corps caverneux les protège assez longtemps, et les cancers du fourreau et du prépuce gagnent plutôt en surface. (1) Morestin, Soc. a.na.1., 1903, p. 517. (2) Lecène, ÉpLLIiclioma de l'urètre balanique propagé au gland (Soc. anal., juin 1905). (3) MÉ.NARD, Cancer primitif de l urètre (méat et fosse navioulairc) (Soc. anal., 1910, p. 395).](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21519936_0324.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


