Maladies de la vessie et du pénis / par F. Legueu et E. Michon.
- Félix Legueu
- Date:
- 1912
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Credit: Maladies de la vessie et du pénis / par F. Legueu et E. Michon. Source: Wellcome Collection.
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![entoure rorifice de Turclère et a eu soin, dans ses dernières opéra- Lions, de conserver LouL autour du lambeau A'ésical uiu' étendue plus grande de péritoine j^our consolider la suture. Des madilications ont été apportées au procédé de Maydl ; on a remonté Tinsertion urétérale sur le côlon ou le ciecum ; on l'a descendue sur le rectum ; ces modifications n'ont pas grande importance. Il n'en est pas de môme pour la technique qui consiste à faire l'anastomose urétéro-rectale sans ouvrir le péritoine. Il en résulte une grande diiïérence dans la gravité opératoire. Buchanan (1) relève, sur 80 malades opérés par le procédé de Maydl, 23 morts, soit 30 p. 100; tandis que la voie exli;iipéritonéale donne sur 2G opé- rations 3 décès seulement, soit 11 p. 100. Ce procédé, qui a été appliqué par Bergenheim (2), Peters (3), etc., consiste à disséquer les uretères avec une petite portion du trigone, sans ouvrir la séreuse, puis à les attirer vers la portion extrapéritonéale du rectum à laquelle on les suture séparément, ou dans laquelle on les introduit séparément sans faire de suture. 6. Fistulisation vésico-i-ectale. — Au lieu de transplanter les uretères sur le rectum ou sur le côlon, d'autres ont eu l'idée d'établir entre la vessie et le rectum une communication assez large pour permettre aux urines de se déverser complètement de ce côté. Lloyd établit le premier cette fistulisation vésico-rectale. Malheu- reusement le cul-de-sac péritonéal fut atteint pendant l'opération, et le malade succomba rapidement. Pour éviter cet inconvénient, Holmes proposa d'obtenir la fistule en plaçant, sur les parties comprises entre le rectum et la vessie, une pince à pression destinée à amener la mortification partielle de la cloison et à établir par ce moyen une communication entre la sur- face vésicale et la cavité du rectum. Pousson, dans son premier mémoire sur l'exstrophie vésicale, fait remarquer avec raison que cette manière de faire aveugle na pas de raison d'être et qu'il vaut mieux inciser la paroi vésicale puis le rectum et pratiquer une suture de la bouche anastomotique. C'est ce que fit Tuffier (4) aVec un succès partiel ; l'urine passait par le rectum, où elle pouvait être retenue dix minutes. Oue l'on fasse la dérivation de l'urine par anastomose intestinale deTuretère ou par fistulisation vésico-rectale, il y a toujours crainte d'infection. C'est pourquoi certains opérateurs se sont ingéniés, (1) BucH.vNAN, Impianlation ialrai-ectalc des uretères par voie cxlrapériloncalc iSarcjert], qyn^coloqy and ahslelrics, 1909, vol. VIII. p. l^e-l^^)-. (2) B.r;aEN...tM, Kirargisk Icasuislik lasareUc lura fnm i\iko,nng, W 10, Mo. Stockholm. (.-)) PiîTERs, Brilish med. Joiirn., 1901, p. Ib38. (1) T. i K.F.», Traité de chir. de Dui-uay el Recu:s. t. ^ II, p. 69.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21519936_0056.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


