L'oeuf humain : et les premiers stades de son développement éléments d'embryogénie / par J. Potocki et A. Branca.
- Potocki, Julien.
- Date:
- 1905
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Credit: L'oeuf humain : et les premiers stades de son développement éléments d'embryogénie / par J. Potocki et A. Branca. Source: Wellcome Collection.
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![Tels sont les aspects successifs que présente la majorité (1) des villosités du chorion touffu. Ces aspects, on les retrouve aisément sur les coupes du chorion. Sur le chorion jeune (1 à 3 mois), les villosités sont larges et assez éloignées les unes des autres. Leurs branches sont de taille irrégulière, mais il n’existe qu’un nombre restreint de petites branches. Plus tard (7 à 9 mois), les branches des villosités sont petites et de taille presque uniforme. II. CnORiOxN LISSE. — Jusqu’au deuxième mois, les villosités du chorion sont partout identiques à elles-mêmes. A partir de cette époque, certaines villosités s’atrophient : elles cessent de croître et de se ramifier; leurs branches deviennent de moins en moins nombreuses et finissent par disparaître. Ces phénomènes régressifs s’observent sur toute la partie du chorion que double la caduque réflé- chie, et qu’on nomme, dès lors, le chorion lisse. Cette expression, d’ailleurs, ne saurait être prise à la lettre : car quelques villosités .persistent, en effet, pendant ». toute la grossesse, sur la région du chorion lisse voisine du placenta. 4° Structure du chorion. — Simple transformation de la somatopleure, le chorion comprend, dans sa structure, deux couches : l’iine conjonctive et vascu- laire, d’origine mésodermiqiie, faiilre épithéliale et d'origine ectodermique. 3 Fig. G9, — Le revêtement éi)ithélial d’une villosité jeune (d’après Spee), 1, couche plasmodiale ou syncytiale ; —2, couche cellulaiie; — 3, axe conjonctif de la villosité. a) Couche épithéliale. — La couche épithéliale est représentée, tout d’abord, par des éléments polyédriques, à noyau clair, disposés sur une seule rangée. Chez les embryons humains de G à 8 millimètres, il existe déjà deux assises épithéliales. Tune superficielle [couche plasmodiale), l’autre profonde [couche cellulaire], La couche superficielle ou plasmodiale est formée d’une nappe protoplasmique opaque,très vivement colorée, dans laquelle on n'observe aucune limite cellulaire. Cette nappe est semée de petits noyaux, très irréguliers et très colorables, qui sont disposés sur un seul rang (plasmodium). Sur sa face libre, ce plasmode présente bientôt une bande colorable, très étroite, au sein de laquelle une striation verti- (1) Nous disons: la majorité, car, à un stade donné, on trouve toujours quehiues villo- sités qui se sont arrêtées dans leur évolution. Au 9® mois, j)ar exemj)le, il existe encore des villosités courtes et é})aisses, comme l’a montré Jassinsky.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b28110195_0165.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)