L'École de Salerne : traduction en vers français / par Ch. Meaux Saint-Marc ; avec le texte latin, en regard précédée d'une introduction par le docteur Ch. Daremberg. De la sobriété conseils pour vivre longtemps.
- Date:
- 1861
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Credit: L'École de Salerne : traduction en vers français / par Ch. Meaux Saint-Marc ; avec le texte latin, en regard précédée d'une introduction par le docteur Ch. Daremberg. De la sobriété conseils pour vivre longtemps. Source: Wellcome Collection.
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![cites par des auleurs salernilains ne figurent pas dans 1’edition d’Arnauld de VilJeneuve^ Apres Arnauld, la Flos medicince, qui deja n’est pas un ouvrage tres-methodique dans cetle eddtion princeps, s’est accrue de toutes sortes d’additions, ou prises sur les raar- ges des manuscrits, ou redigces de propos delibere pour tenir le poeme au courant de la science. Aussi n’est-il pas difficile d’y remarquer la trace de mains et d’epoques differentes, des repetitions, des changeinents de redaction, des contradictions memes *. On y trouve un grand nom- bre de vers emprunles a des auteurs bien connus, a Macer Floridus, par exeniple, ou a Gilles de Coi’beil, et toute une traduction abregee de VAntidotaire de Nicolaus. Les ma- nuscrits les plus anciens ne remontent pas au dela du quatorzieme siecle; iis different tous, et par le nombre et par 1’ordre, et par la redaction des vers. Aussi roeuvre de la critique devrait consister bien plus a res- treindre qu'a multiplier le nombre de vers; elle devrait ’ On voit par un passage du Commenlaire d'A., de Villeneuve, ainsi qiic M. Puccinotti [Sf-oria detla TtiBdiciiia^ t. II, p. 264], le fait remarc|uer, que (Ic son lemps ii y avail deja diversite de lecons pour le lexle du Regimen. Le Carmen Salernitanum doat parIe GiUes de CorbeiI, est sans douie nolre Regimen Salernitanum; mare quand Gilles redigeaitses poemes, deja peut- etre de Villeueuve avait doime son edititui du Regimen; de lelle sorle que de ce niot carmen on ne peut rien coaclure sur la fornie primitive du Regimen» ^ En voici un exemplefrappant : un medecin rigoureux en ses preceptcs fixe les heures du sommeil a six pour les adulles en bonne sanie; il en accorde septunx paresseux, mais a personne il ne concede le nombre kidt» Son cou- frere plus relache permet kuit heures dans le premier cas, dans le second; et le chifTrc dix ti’est jamais tolere.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b24878637_0065.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)