Des affections cérébrales consécutives aux lésions non traumatiques du rocher et de l'appareil auditif / par Albert Robin.
- Robin, Albert, 1847-1928.
- Date:
- 1883
Licence: Public Domain Mark
Credit: Des affections cérébrales consécutives aux lésions non traumatiques du rocher et de l'appareil auditif / par Albert Robin. Source: Wellcome Collection.
Provider: This material has been provided by The Royal College of Surgeons of England. The original may be consulted at The Royal College of Surgeons of England.
120/166 page 116
![— ]1(3 — lique. Leur valeur croît d’autant plus qu’ils sont moins isolés et plus durables, c’ost-à-dire quand ils laissent soupçonner quelques modifica- tions matérielles du côté de l’encéphale. Au-dessus de tous ces cas, il en est d’autres, fort rares et déjà som- mairement indiqués dans le chapitre précédent, où les troubles de l’é- tat mental prennent une telle prédominance que tout disparaît devant eux. La maladie prend alors l’aspect complet d’une maladie mentale, au point de dérouter parfois le diagnostic. Et pendant une ou plusieurs années, les signes de l’affection mentale se développent avec une appa- rente régularité, jusqu’au moment où surviennent, comme accidents terminaux, des symptômes d’ordre méningitique, au milieu desquels surnage toujours la dominante mentale, qui a fait le fond symptomati- que de toute l’évolution morbide. J’ai dit que ces cas sont rares ; en ef- fet, je n’en ai réuni que trois observations, l’une m’a été communiquée par M. le professeur Fournier et MM. les Df» Meuriot et Blanche, la seconde par M. Fournier (1), la troisième due à M. Decorse a été pu- bliée dans la thèse de M. Biauté (2). Ces trois observations sont capi- tales au point de vue delà thèse que je soutiens. Les deux premières sont un exemple de délire analogue à celui de la paralysie générale, causés par une carie syphilitique primitive du rocher et d’une partie de la base du crâne; dans la dernière, il s’agissait d'une otite moyenne avec carie du rocher chez un tuberculeux, qui, pendant plus d’une an- née, fut en proie à des troubles intellectuels continus avec accès de dé- lire et hallucinations de l’ouïe. Voici le résumé de ces observations. Le malade de MM. Fournier, Blanche et Meuriot était un homme du meilleur monde, âgé de 46 ans, très correct dans sa tenue et ses allures extérieures, mais ayant toujours été, dans l’intimité, bizarre, original, et parfois violent. En 1871, il avait eu la syphilis. En 1877 il fut pris d’un accès de manie avec prédominance d’idées orgueilleuses. 11 croit commander à des troupes, se connaît en chevaux mieux que (1) J’adresse ici mes plus vifs remerciements à mon maître M. le profes- seur Fournier, qui m’a si obligeamment confié les deux remarquables ob- servations qu’on va lire, et qui a mis de plus à ma disposition sa riche bibliographie dans laquelle j’ai puisé un grand nombre d’indications qui figurent dans cette thèse. (2) Biauté. De l’état mental dans la phthisie pulmonaire. Th. Paris, 1879.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b22336242_0122.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


