Des affections cérébrales consécutives aux lésions non traumatiques du rocher et de l'appareil auditif / par Albert Robin.
- Robin, Albert, 1847-1928.
- Date:
- 1883
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Credit: Des affections cérébrales consécutives aux lésions non traumatiques du rocher et de l'appareil auditif / par Albert Robin. Source: Wellcome Collection.
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![J'ai dit plus haut que les lésions du rocher étaient presque toujours secondaires ; en effet, les affections primitives du rocher et parmi celles-ci Voste'ite tuberculeuse de Nélaton sont mises en doute par tous les travaux récents (1). Sans nier absolument cette dernière variété, dont Zaufal et Schwartze (2) ont publié des observations assez pro- bantes, j'admettrai avec M. le professeur Cornil, avec Hardy et Béhier, Trœltsch, qu’elle est au moins fort rare, et que si les lésions du rocher, et par conséquent, les accidents cérébraux consécutifs sont fréquents chez les tuberculeux, cela tient à deux raisons : la première, c’est que, pour des motifs bien étudiés par Hardy et Béhier, l’otite est une complication fréquente de la tuberculose ; la seconde, c’est qu’en raison de l’état général du sujet qu’elle atteint, l’inflammation de l’oreille tend à devenir ulcéreuse et envahissante. La tuberculose étant écartée, jusqu’à solution plus complète de la discussion, il ne reste plus que de rares exceptions dans lesquelles ou puisse considérer la lésion pétreuse comme primitive. Urbantschitsch etFarwick l’admettent sans en donner la preuve, et Wreden rapporte que chez les individus affaiblis ou syphilitiques la carie du rocher peut succéder à des gommes de l’os ou à la gangrène du pavillon. Mais ici une distinction est nécessaire ; en effet, chez les syphiliti- et la trompe osseuse, une partie de l’écaille et du rocher, le squelette du limaçon et des canaux demi-circulaires. — Gruber. Monatschr. f. Ohrenh,, 10, 1879. — Schwartze, Arch. f. Ohrenh., X, p. 26, rapporte une observa- tion semblable : mise à nu de la dure-mère, du sinus transverse et de l’ar- tère méningée moyenne, sans fièvre ni accident cérébral. (1) Thèses récentes sur cette question : Prévôt, Paris, 1873. — La Bel- lière, Paris, 1874. — Laventure-Augé, Paris, 1875. — Voir aussi ; Guer- der. Ann. des mal. de Voreil. et du larynx, II, p. 341, 1876. — Trœltsch. Handbuch der Ohrenh., 1877, p. 460. Admettent la tuberculose primitive du rocher : Menière, Rilliet et Bar- thez, Wilde, Lemaître (Soc. anat., 1848], Morel-Lavallée, Champsaur, Né- laton, Zaufal. Nient cette tuberculose ou la croient très rare; Prompt, Hardy et Béhier, Triquet, La Bellière, Guerder, Trœltsch, Urbantschitsch, Cornil (comm. orale), Duplay. Schütz n’aurait jamais trouvé de tubercules chez l’homme mais seulement chez le cochon. (2) Zaufal. Arch. d. Ohrenh., II, p. 174.—• Schwarze. Ibid., V, p. 296. Tubercule delà grosseur d’un œuf de pigeon sur la face postérieure du lo- cher.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b22336242_0031.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


