Des affections cérébrales consécutives aux lésions non traumatiques du rocher et de l'appareil auditif / par Albert Robin.
- Robin, Albert, 1847-1928.
- Date:
- 1883
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Credit: Des affections cérébrales consécutives aux lésions non traumatiques du rocher et de l'appareil auditif / par Albert Robin. Source: Wellcome Collection.
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![O la réédition des articles classiques. Pour ce faire, après avoir cherché dans l’anatomie et la phj'-siologie une solide base d’opération, j’ai réuni deux cents obsci’vations anciennes et récentes, qui ont été clas- sées par tableaux, au triple point de vue de l'étiologie, de l’anatomie pathologique et de la clinique. De l’étude et de la comparaison de ces observations résultent les propositions suivantes ; 1° Au -point de vue anatomo-pathologique : A) Les lésions d’ordre inflammatoire énumérées plus haut sont le plus souvent associées entre elles dans des proportions variables, dont le lien n’est pas toujours facile à saisir. B) Cette association des lésions est la caractéristique anatomo- pathologique des affections qui nous occupent. 2“ Au point de vue de la ph-ysiologie pathologique : A) Aucune théorie unique ne peut rendre compte du mécanisme à l’aide duquel les lésions du rocher et de l’appareil auditif engendrent des affections cérébrales. B] Les accidents dits sympathiques ou fonctionnels ne sont pas l’apanage de telle ou telle affection auditive, mais ils exigent pour leur production un certain nombre de conditions qui peuvent se ren- contrer aussi bien dans les affections intéressant uniquement l’oreille que dans celles qui sont capables de gagner l’encéphale. 3° Au point de vue clinique : A) Les lésions cérébrales d’origine auriculaire ou pétreuse ne peu- vent être scindées et décrites isolément ; tout au plus peut-on, dans la multiplicité des apparences sous lesquelles elles se manifestent, choi- sir des types symptomatiques, dont quelques-uns paraissent répondre plus particulièrement à une lésion ou à un groupe des lésions anato- miques. B) La clinique n’a pas de séparation absolue à établir entre les phé- nomènes cérébraux d’ordre inflammatoire et ceux que l’on qualifie de fonctionnels. Si les premiers correspondent aux graves états morbides qui précipitent et terminent la maladie, les autres doivent être considérés le plus souvent, comme les premiers indices du retentissement des lésions auditives ou pétreuses sur l’encé- phale. C) La valeur diagnostique et pronostique des vertiges auraux, trou-](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b22336242_0008.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


