Des affections cérébrales consécutives aux lésions non traumatiques du rocher et de l'appareil auditif / par Albert Robin.
- Robin, Albert, 1847-1928.
- Date:
- 1883
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Credit: Des affections cérébrales consécutives aux lésions non traumatiques du rocher et de l'appareil auditif / par Albert Robin. Source: Wellcome Collection.
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![manifestation nouvelle. Chez un autre malade, la céphalée sera très irrégulièce et prendra une apparence de migraine, grâce aux vomisse- ments qui la terminent. Enfin elle peut être continue et durer avec des alternatives de diminution et d’augmentation ; aux paroxysmes, le pa- tient pousse des cris, se roule à terre, perd la vue (1) ; puis une crise épileptiforme survient. Quand elle cesse, il reste du vertige, de la titu- bation, une hémiplégie faciale. Bref toutes les combinaisons sont pos- sibles, avec la céphalée comme élément constant ; et si la période d’in- cubation ne se révèle que par un seul symptôme, ce sera encore la céphalée. Cette période du corps successifs, suivie de retours plus ou moins complets à la sauté la plus parfaite, ne peut pas être évaluée d’une manière générale ; elle est essentiellement variable : entre quelques mois et vingt-huit ans, toutes les durées ont été notées. Il en est de même de la durée des paroxi/smes,qui se prolongentpendant des jours ou cessent en quelques heures : donc pas de règle fixe. J’en dirai autant du nombre de ces attaques antérieures. Les observations sont si incomplètes que l’appréciation ne porte que sur des faits isolés; si l’on en juge par ceux-ci, on est en droit d’admettre que les malades ont toujours eu plusieurs paroxysmes avant l’atteinte terminale, sur- tout si l’otorrhée est de longue durée. Le temps écoulé entre le pre- mier paroxysme et le début des accidents de la fin est aussi des plus dissemblables. Ce qu’on doit retenir, c’est qu’il peut être extrêmement long (2), (1) Voy. le cas de Graff. ioc. cit. — Hull. On Blood, p. 87. Femme de 20 ans. Céphalée depuis trois ans. Un peu d’amélioration depuis quelques mois. Attaque soudaine et subite de céphalée; contraction pupillaire- délire. (2) Temps écoulé entre le début de l’otorrhée et la première atteinte nré- monitoire ; ^ 23 ans 28 ans. 32 ans Peu de temps 13 cas. Longtemps 5 3 à 6 ans 5 12 ans I Temps écoulé entre le premier paroxysme et 1 minaux : De 2 à 6 mois 4 cas. De 1 à 2 ans ] ' | 5 * De 3 è 5 ans 3 Nombre de paroxysmes : 1 dans 3 cas. 2 dans 7 cas. 1 cas. 1 — 1 — e début des accidents ter- De 5 à 7 ans | cas. De 14 ms ^ 3 dans 4 cas. Plusieurs dans 5 cas.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b22336242_0083.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


