Des affections cérébrales consécutives aux lésions non traumatiques du rocher et de l'appareil auditif / par Albert Robin.
- Robin, Albert, 1847-1928.
- Date:
- 1883
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Credit: Des affections cérébrales consécutives aux lésions non traumatiques du rocher et de l'appareil auditif / par Albert Robin. Source: Wellcome Collection.
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![trajets fistuleux. Avec ce que nous avons établi, Vinter'pre'tation accidents de cette période est facile. Ils répondent manifestement soit à la préparation insidieuse de la pachyméningite, soit à des actes ré- flexes d’origine auriculaire ou pétreuse, dont le point de départ est 1 ex- citation du plexus tympanique, la pression exercée sur le liquide laby- rynthique, la propagation de l’inflammation à l’oreille interne, ou l’ir- ritation du ganglion de Gasser et des filets de la cinquième paire qui innervent la dure-mère. A cette première phase, la maladie est bien souvent curable, puis- qu’en somme les symptômes qui la traduisent, et la pathogénie qui les explique, ne diffèrent en rien des troubles réflexes qui surviennent sous l’infiuence d’un corps étranger ou d’un bouchon de cérumen de l’oreille externe, d’une phlegmasie de l’oreille moyenne, ou d’une ré- tention de pus dans la caisse. Peut-être même toute cette période prémonitoire n’est-elle pas autre chose, dans certains cas, qu’une sé- rie d’actes réflexes. Qu’on guérisse l’otite chronique comme on enlève le cérumen concrété, et tout peut s’arrêter là. Tout s’arrêtera même, si l’état général du sujet ne commande pas la nature chronique et ex- tensive de l’otite. On cite, en effet,, nombre de cas d’accès épilepti- formes survenus dans le cours de catarrhe purulent de laçais se et qui ont guéri en même temps que la maladie de l’oreille (1). Il est évi- dent que les choses seront beaucoup plus sérieuses quand les acci- dents dépendront de la pachyméningite : dans ce dernier cas, la cé- phalée paraît être plus localisée, moins névralgiforme, plus persis- tante et plus aiguë. Envisagée à ces différents points de vue, cette période d'incubation mériterait le nom de ]}hase d'averlissement. Enfin après une série de paroxysmes, séparés par des rémissions plus ou moins longues, arrivent les accidents aigus qui précipitent la maladie. Nous rentrons ici dans les formes constituées plus haut, car ces accidents peuvent emporter le malade en un temps très court et d’une manière presque foudroyante, ou suivre une marche ascendante quoique rémittente, comme dans la forme rapide. Donc, entre ces ac- cidents terminaux et ceux qui caractérisent les formes aiguë et fou- droyante, l’identité est aussi complété que possible; l’existence dos (l)Boke. llïen. med. Woch., 1867, XVII. — Kôppe et Schwartze, Arch. f. Ohrenh., V, 382. — Jackson. Ibid., V, 307.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b22336242_0085.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


