Du bec-de-lièvre et des divers moyens de remédier à la difformité de la lèvre supérieure : thèse présentée à la Faculté de médecine de Strasbourg et soutenue publiquement le mardi 15 janvier 1861, à trois heures, pour obtenir le grade de docteur en médecine / par François-Martin Fricot.
- Fricot, François-Martin.
- Date:
- 1861
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Credit: Du bec-de-lièvre et des divers moyens de remédier à la difformité de la lèvre supérieure : thèse présentée à la Faculté de médecine de Strasbourg et soutenue publiquement le mardi 15 janvier 1861, à trois heures, pour obtenir le grade de docteur en médecine / par François-Martin Fricot. Source: Wellcome Collection.
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![0 8*^ Rnfin l’absence cornj)lè]_e de la veiife palatine et du vomer, va- riété (jui constitue la monsiruosilé apj)elée gueule de loup. Dupuytren mentionne une complication encore plus grave : c’est le prolongement de la fente des os et du voile du palais jusqu’à la co- lonne vertébrale inclusivement. • Mode de formation du bec-de-lièvre. bien des théories ont été émises : bon nombre d’auteurs ont cher- ché à donner une explication satisfaisante ; mais nous devons le dire, c’est seulement depuis que l’embryogénie est mieux connue, depuis surtout les remarquables travaux deM. Coste, que des explications ra- lionelles ont été données. Nous ra[)pellerons brièvement les diverses théories qui avaient cours avant les travaux de ce savant embryologiste, afin de pouvoir nous étendre davantage sur son opinion qui résulte de l’examen des faits incontestables. Blumexbacii ayant établi que les organes, avant d’arriver à leur en- tier développement, passent par une série de formes diverses, les ana- tomistes modernes posèrent ce principe que si une de ces formes orga- niques est arrêtée pendant sa formation et avant son développement, le fœtus naîtra avec un organe incomj)let. Parlant de ce principe, pour explicjuer la formation du bec-de-lièvre, Blumenbach lui-même, et avec lui Meckel, Béclard, Boüx admettaient que primitivement trois parties formaient la lèvre supérieure et deux seulement la lèvre inférieure. Des trois points primitifs de la lèvre su- périeure, Tun était placé sur la partie moyenne, les doux autres laté- ralement. Si le point médian ne s’unissait que d’un côté, il en résul- tait un bec-de-lièvre unilatéral ; s’il ne s’unissait pas du tout, on avait un bec (ie-lièvre double. Mais avec cette lliéoiie, comment expliquer le bcc-dc-lièvTe mé- dian de la lèvre supéi ieuro ?](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b22392270_0011.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)