Des Indes à la planète Mars : étude sur un cas de somnambulisme avec glossolalie / par Th. Flournoy.
- Théodore Flournoy
- Date:
- 1900
Licence: In copyright
Credit: Des Indes à la planète Mars : étude sur un cas de somnambulisme avec glossolalie / par Th. Flournoy. Source: Wellcome Collection.
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![aurait la traduction ultérieurement; à la séance suivante ( Ier juillet), comme Hélène n’était pas très bien portante, il ajourna à une dizaine de jours la réalisation de cette promesse. Dans le courant du mois, elle eut en effet de nouvelles visions uraniennes, et, le 2 août, le second texte à la fois auditif et graphique ; mais de traductions, point. Nous les aurions sans doute obtenues dans la suite — car celles de nombreux textes martiens se sont souvent fait attendre bien plus longtemps que cela — si l’irruption de la phase américaniste n’était venue entre temps changer le cours des préoccu- pations d’Hélène et arrêter le développement des communications et de la langue uraniennes. II. Ultramartien. Ce rêve, dont nous allons suivre le développement psychologique, a surgi vers la fin de 1898 dans des conditions que j’ai longuement décrites (Des Indes, chap. Vil) et sur lesquelles je ne reviens pas. Après cette première apparition, qui a fourni le texte 33, Ultramars subit une éclipse de huit mois, si complète qu’on eût pu le croire définitivement éteint sans les allusions que certains messages mar- tiens (textes 37 à 40) semblaient contenir, relativement à des révé- lations ultérieures en train de se préparer dans les profondeurs subliminales de Müe Smith. Puis tout à coup — évidemment stimulé, comme cela a été dit plus haut(p. 138), par le chapitre de Des Indes qui le concernait — Ultramars rentre en scène au commencement de septembre 1899 dans une vision spontanée, dont Hélène m’écrivit le soir même le récit suivant : « Aujourd’hui 7 septembre [ 1899], nous avons vacance et je suis restée à la maison. J’ai travaillé toute l’après-midi jusqu’à G sp h. Ayant posé mon ouvrage sur le guéridon placé près de moi, j’avais appuyé ma tête sur le dos de mon fauteuil, afin de me reposer quelques instants. Nous causions, ma mère et moi, lorsque ma vue se troubla subitement, et je me trouvai tout à coup environnée de rayons roses, qui prirent une teinte dorée, puis bronzée, pour se fondre ensuite en une couleur uniforme et d’un gris sombre. Je ne vis plus les meubles de ma chambre, mais à la place se montraient à moi, pour la seconde fois, cette terre si désolée, ces habitants si primitifs que j’avais vus il y a quelques mois déjà. Deux hommes, près d’une maison, le tout pareil à ce que j’ai dépeint antérieurement [voir Des Indes, p. 251 ], causaient ensemble, et je pus saisir, entendre, une partie de leur langage et l’écrire. [Texte l\2, dont Hélène prit note au crayon avec l’orthographe suivante : atope itonx aka zanaque atop azèqne ilate banep mipe apec Hat itique zicame... moc sern tetein mipe tirnip ilate itic... zicaque moque... tnarac. Elle laissa en blanc (...) quelques mots ci ni lui échappèrent.] Comment se fit-il que l’intérieur de la maison se découvrit à moi, je l'ignore ; mais dans cet intérieur, dans cette pièce dont ni les tapisseries ni aucun vernis ne venaient donner un petit air de confort et de propreté, je vis, suspendu et touchant presque le plafond, un rayon qui, je finis par le comprendre, était une sorte de lit, car à ce moment un être s’engagea dans un couloir, je dirai mieux une espèce de cheminée,](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b29009674_0492.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)
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