Sur la torsion du pédicule des tumeurs solides de l'ovaire / par F. Jayle et X. Bender.
- Jayle, Félix, 1866-
- Date:
- [1904?]
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Credit: Sur la torsion du pédicule des tumeurs solides de l'ovaire / par F. Jayle et X. Bender. Source: Wellcome Collection.
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![l’ovaire à pédicule tordu. Il est à noter que le pédicule s’est tordu brusquement. Le début des accidents a été dramatique, menaçant, puis tout est rentré dans l’ordre, progressivement, et, lorsque la malade entra dans le service, elle se trouvait dans un état à peu près satisfaisant. Cette torsion des tumeurs solides de l’ovaire ne paraît pas être absolument rare ; nous avons pu en réunir assez facilement un certain nombre d’observations. Cela n’a rien de surprenant, car ces tumeurs se trouvent dans les mêmes conditions que les kystes de l’ovaire qui se tordent fréquemment. C’est ainsi que Martin ^ sur 10 cas de fibromes ovariens opérés par lui, a trouvé 4 cas de torsion. Dans les observations de tumeurs solides tordues qui ont été publiées, on trouve surtout des fibromes] ce sont, en outre des 4 cas de Martin, déjà cités, les cas de Klob% Léopold % Yeit% Lôhlein®, Heinricius®, Pomorsky’, Michaël % Delegrange% Dubar^®, Bender et Heitz**. Mais on y rencontre aussi des sarcomes [Ÿozzi et Dartigues Daniel NelsonCoignerai^% et même des épithéliomes (Pozzi et BeaussenatDanien-Thorn ^®). Pour expliquer la production de ces torsions, on a invoqué les diffé¬ rents mécanismes possibles de la torsion des kystes ovariques. Certains auteurs ont attaché, en ce qui concerne les tumeurs solides, une impor¬ tance particulière à l’ascite ; mais ce symptôme est loin d’être constant. Il ne semble pas que la conformation du pédicule ait une importance bien grande; pour Dartigues^’, la torsion se produirait cependant, de préférence, lorsque le pédicule est large et charnu. En ce qui concerne la clinique, il semble, d’après les faits observés que les phénomènes sont moins graves pour les tumeurs solides que pour les tumeurs liquides. Cette différence peut s’expliquer par la 1. Martin. — « Die Krankheiten der Eierstôcke ». ‘ 2. Klob. — « Patholog. Anat. der weiblichen Sexualorgane ». 3. Léopold, — Archiv f. Gyn., Bd VI, p. 232. 4. Veit. — Berl. klin. Woch., 1876, n® 50. 5. Lôhlein. — Deutsche med. Woch., 1894; Veroins Beilage, p. 67, et 1897, p. 243. 6. Heinricius. — Centr. f. Gyn., 1892, p. 459. 7. PoMORSKY. — Zeit. f. Geb. u. Gyn., 1889, Bd XVI, p. 617. 8. Michael. — Deutsche med. Woch., 1895; Vcreins Beilage, p. 110. 9. Delegrange. — Soc. méd. de Lille, 1893, p. 321. 10. Dubar. — Bull. méd. du Nord, 1893, Vol. XXXII, p. 7. 11. Bender et Heitz. — Soc. anat., 1903, n® 3, p. 241. 12. Pozzi et Dartigues. — Soc. anat., 1898, 11 Novembre. 13. Daniel Nelson. — Société de gynécologie de Chicago, 1887. 14. Coignerai. — Thèse, Paris, 1902. 15. Pozzi et Beaussenat, in Dartigues. — Bevue de gynécologie, 1895, n® 5, p. 793. 16. Danien-Thorn. — Cité par Martin. Loc. cit. 17. Dartigues. — Revue de gynécologie, 1899, n» 4, Août.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b30606408_0007.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


